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Definition :AGENT INTELLIGENT

Agent logiciel distribué dans le réseau s'avance qui se substitue au communicant, dans l'espace réseau mais aussi dans le temps.


L'agent intelligent : comment ça marche ?

Quand l'intelligence vient aux réseaux

Les agents de communication s'infiltrent dans le réseau pour le rendre plus intelligent, avec à la clé pour l'utilisateur une simplicité d'usage et un accès aux services multimédia. Avancée marketing ou appel du marché, le concept semble révolutionnaire.

Si abondance de services de télécommunication ne nuit ni à la qualité ni au prix, elle pousse le communicant vers l'overdose. Télétel, Internet, BBS, Téléservices Téléphoniques, GSM, Radiocom 2000, bi-bop, Operator, Alphapage, tam-tam, tatoo... tous ces médias de communication se suivent avec des modes d'emploi différents, unique pour les plus normalisés et pluriel lorsque l'anarchie concurrentielle domine. La réduction fonctionnelle du terminal de communication au profit d'agents logiciels distribués dans le réseau s'avance comme la seule issue simplificatrice de cette hétérogénéité . Ces logiciels se substituent au communicant, dans l'espace réseau mais aussi dans le temps. Nul besoin d'être connecté pour que l'interactivité s'opère. L'agent exécute les requêtes d'interrogation, de mise à jour, de transfert...avec l'aide ou non d'autres agents. Il délivre le résultat ou l'accusé de réception en rappelant aussitôt l'expéditeur ou plus tard lors de la prochaine connexion, selon la disponibilité des terminaux en sa possession. Cette délégation de pouvoir s'attache à livrer le suffisant avant le nécessaire. Elle évite au communicant de s'embourber à chaque session dans une configuration préalable stérile, a l'image de ces particuliers incapables de programmer leur magnétoscope.

L'Agent: alter-ego logiciel du communicant

Beaucoup de communicants potentiels ont d'eux mêmes déclaré forfait pour se restreindre aux fonctions de communication les plus dépouillés telles que le téléphone ou l'envoi manuel de fax. Cette réticence à s'immerger complètement dans un bouillon de culture électronique, en ébullition constante, se comprend humainement. L'effort d'adaptation aux nouvelles technologies a été plus intense durant ces 50 dernières années que pendant les 19 siècles précédants. Selon la parabole Darwinienne, les jeunes générations s'adaptent plus aisément à l'ère multimédia que leur aînés. Les plus branchés appellent de tous leurs voeux l'âge cybernétique. Seulement voilà, si la réalité virtuelle leur est acquise, la réalité économique appartient aux quadras. Un tel potentiel de marché appel une remise en cause du métier de simple vendeur de tuyaux télécom afin de soulager la charge cognitive de ces communicants difficiles mais néanmoins détenteurs du pouvoir d'achat. Cette simplification fonctionnelle passe par le déport dans le réseau d'une partie du code d'interaction entre le client et le serveur sous la forme d'agents logiciels mobiles. Renversement de rôle, le réseau supervise la communication et l'équipement d'extrémité se retrouve reléguer au rang de simple interface. Avantage: une fois amorcée sur le terminal, la session n'impose plus de connexion continue. Le réseau ou plus précisément les agents mobiles intégrés à ce dernier se chargent d'exécuter en toute autonomie les diverses opérations de communication. La réponse ou l'accusé de réception parvient au demandeur sous une forme textuelle, fac-similé, vocale ou audiovisuelle, déterminée par le type d'équipement de communication opérationnel à l'initialisation de la session. Une réponse vocale sera par exemple, traduite et réduite par un agent en un simple message d'alerte avant d'être transmise vers un pager. De même, un autre agent convertira un fax d'information par reconnaissance optique de caractères, en un message textuel pour alimenter une boîte aux lettres électronique. Rien d'innovateur dans tout cela, rétorqueront les acteurs de l'intégration informatique-téléphonie comme Microsoft et Novell fiers de leurs services respectifs TAPI et TSAPI. Ces deux techniques autorisent en effet une conversion et une fusion multimédia à travers des cartes fax-modem-voix et de synthèse vocale. Néanmoins, un traitement en amont dans le réseau de ces mêmes opérations, a l'avantage de présélectionner l'outil adéquat (téléphone, fax, pager, modem), pour livrer le message en fonction de la disponibilité et de la situation géographique du correspondant.

Des agents adaptés aux utilisateurs nomades

Au sujet du lieu, les contraintes de mobilité démontrent le mieux l'intérêt la technologie agent. L'indépendance fonctionnelle engendrée par ces derniers s'adapte pleinement à la multiplicité des équipements mobiles, à leurs batteries limitées et à leur faible bande passante. Les grilles de consultation d'un fichier client par exemple à partir d'un terminal mobile doté d'un radio-modem gagneront à être regroupées par le biais d'un agent, à la saisie comme à l'affichage. Ainsi, l'agent sollicite le terminal pendant des périodes de communication concise. En réduisant le volume de transmission à l'essentiel, l'agent masque la chétive bande passante des canaux de transmission mobiles. Il minimise également le taux d'interruption inhérent aux technologies sans fil de type infrarouge par exemple. Le potentiel des agents intelligents s'étend au-delà d'une simple adaptation des périphériques aux réseaux. Le mixage de sessions désolidarisées et d'une conversion multiservice apporte aux utilisateurs une liberté d'action jusqu'alors inespérée. Une seule requête suffit, à porter plusieurs opérations de communication inclusives ou exclusives, comme l'exemple suivant le montre: "Vérifier l'arriver de Mr Maréchal sur le vol AF 23, dès confirmation réserver un taxi en compte et confirmer le rendez-vous à Mme Lacroix. Si le retard dépasse 1 heure annuler la réunion et prévenir Maréchal, Lacroix et moi-même.". Dans le détail, un premier Agent interroge périodiquement la base de données horaires de l'aéroport. Dès confirmation de l'arrivée, un autre agent prend le relais pour réserver un taxi par fax, puis avertir Mme Lacroix sur son pager car elle est en déplacement et l'initiateur de la requête via sa messagerie puisqu'il travaille dans son bureau. En cas de retard significatif, un agent tiers se charge d'annuler le rendez-vous. Par comparaison, la même application déployée dans un contexte traditionnel de médias cloisonnés opérables en temps réel, obligerait l'expéditeur à consulter le service télématique de l'aéroport pour connaître l'heure d'arrivée, puis par téléphone à réserver le taxi et contacter Mme Lacroix, soit au total et dans le meilleur des cas trois opérations de communication successives. A l'opposé les différents Agents, émissaires du communicant, agissent au plus près de l'information traitée. Ils réduisent ainsi le trafic et les coûts de communication. Mieux encore, le code composant les agents mobiles autorise une représentation de l'interface utilisateur sous forme de scènes métaphoriques telles que le bureau ou le centre ville... Il suffit par exemple, à l'utilisateur de cliquer sur l'icône boite aux lettres du lieu de travail ou de la rue pour obtenir distinctement l'annuaire , associé à la messagerie des collaborateurs ou de tiers. Sur de puissantes stations de travail, ces environnements graphiques pourront endosser un aspect virtuel plus réel à travers des images vidéos et convaincre ainsi les communicants les plus hermétiques. Pour les opérateurs télécoms, les promesses commerciales de la technologie agent s'accompagne d'une motivation interne. Ces outils s'adaptent parfaitement à la mise à jour fonctionnelle des services réseaux exploités sans interruption possible tel que le téléphone. La cohabitation de deux générations d'agents successives autorise le basculement progressif vers la nouvelle version au fil de l'exploitation. Une telle technologie aurait prouvé tout son potentiel dans la mise en oeuvre prochaine de la nouvelle numérotation téléphonique France Télécom.

L'existant digère difficilement les agents intelligents

Vu sous l'angle de la réalité virtuelle au bout du stylo, les agents intelligents mobiles apparaissent idéal. Seulement voilà, le caractère trop innovant de ce concept et les bouleversements organiques à opérer dans le réseau pour sa mise en oeuvre présagent d'une vulgarisation certainement lente. L' incompatibilité des systèmes de gestion de base de données d'un réseau informatique hétérogène s'avance comme la principale entrave à la mobilité des agents. Le peu de résultats obtenus à ce jour, dans la définition d'un langage de requêtes commun ne présage rien d'optimiste. Au mieux, les perspectives commerciales de la technologie agent stimuleront une interopérabilité des SGBD en panne depuis 20 ans. En attendant cette normalisation hypothétique, les premières applications à base d'agents se cantonnent aux outils de communications tel que la messagerie électronique. D'autres contraintes techniques s'opposent à la banalisation du concept agent. La prédominance marketing du réseau Internet impose une adaptation au protocole IP des PDA (Personal Digital Assistant) et autres équipements de communication mobiles. Cette capacité de mobilité adjointe à Internet ne se conçoit qu'à travers une large couverture des réseaux de radiotransmission de type GSM. Les perspectives multimédia invite également à une extension de la bande passante de cette infrastructure radio, soit deux dispositions loin d'être effectives. Enfin, le déploiement d'agents mobiles pose l'éternel et épineuse question de la confidentialité. Celle-ci impose en contre-partie, des agents de sécurité au sein des passerelles d'accès aux réseaux locaux.

H.M


Les agents intelligents font leurs classes dans les réseaux opérateurs

Après 5 années de cogitation, le concept d'agent intelligent inventé par la société General Magic commence à peine à se matérialiser chez les opérateurs. AT&T et NTT mènent la marche. France Télécom leur emboîte le pas. IBM fait bande à part. Les premières appréciations des réseaux intelligents sont attendues pour 96.

Si la mondialisation du commerce rend périlleuse le lancement de nouveaux produits, que penser de l'introduction d'un concept aussi innovant que les agents intelligents. Ce pari insensé de révolutionner la communication personnelle ne pouvait venir que de Californie. Un double pari en fait, puisque la société General Magic, promoteur de la technologie agent se devait d'abord de convaincre les opérateurs télécoms, avant de séduire les utilisateurs. Cette partie de l'enjeu semble bien engager. AT&T, NTT et France Télécom ont acquis les licences d'exploitation de la technologie agent Telescript. Les constructeurs Sony et Motorola ont intégré la plate-forme logicielle Magic Cap à leur PDA (Personal Digital Assistant). Il reste cependant à vérifier l'impact de ces outils auprès des communicants.

L'agent intelligent : du rêve aux dures réalités

A en suivre l'avènement de ce nouveau concept de communication personnel, aucun soupçon d'échec n'a jamais effleuré General Magic. Tout à commencer, en 1989 dans un des laboratoires d'étude prospective de la société Apple Computer, chargé d'étudier les nouveaux modes de communications personnelles, aptes à s'imposer au siècle prochain. Ce projet, au nom de code Pocket Kristal, trop ambitieux pour se cantonner aux seuls murs d'Apple a accouché en 1990 de la société Magic Cap. Libéré de la paternité Apple, cette start-up s'est ensuite attelée pendant quatre ans au développement de deux technologies principales : Magic Cap et Telescript. Ce dernier se définit comme un langage de programmation orienté objet destiné au développement d'agents intelligents . Ces programmes s'activent à travers l'interface utilisateur iconographique Magic Cap intégré aux communicateurs personnels (PDA). Une boîte à outils logicielle aide à la création d'applications communicantes (téléphone, fax et messagerie...). Entre temps, General Magic a convaincu de nombreux acteurs télécoms, éditeurs de logiciels et constructeurs de terminaux... d'adopter ces deux technologies. Les investissements de recherche et développement conséquents, soldé par plus de 20 millions de dollars de perte en 1994, ont ensuite obligé General Magic à ouvrir son capital à ces mêmes tiers.

AT&T, Sony: front commun Magic Cap

Malgré ces prises de participations, à ce jour seul le service télématique PersonaLink d'AT&T peut se recommander entièrement de la philosophie communicante engendrée par General Magic. Ouvert en Automne 94, l'architecture de ce service se compose de serveurs Unix interconnectés et accessibles via le réseau téléphonique par numéros Vert ou encore par radio-modem. Cette charpente informatique masque un système complexe de traitement d'agents mobiles bâtît pour opérer avec l'interface utilisateur Magic Cap. Pour l'heure, seuls les PDA Magic Link de Sony et Motorola Envoy arborent le fanion Magic Cap. D'autres acteurs tels que Philips ou Matsushita ont juré un ralliement à cette technologie, sans vraiment s'engager sur une date de disponibilité. Seulement voilà, les tenants du marché télématique américain, tels que America OnLine, Prodigy et CompuServe disposent d'interfaces logiciels équivalentes à Magic Cap, qui plus est disponibles sur PC, alors que la portabilité de Magic Cap sur Windows et Mac OS, promise courant 95, n'entrera dans les faits que cette année. A contrario, le PDA de Sony s'ouvre déjà au service d'America Online. La concurrence à Magic Cap ne s'arrête pas à ces seuls prestataires de services télématiques. De bonne guerre, le Newton d'Apple se veut totalement incompatible à Magic Cap, tout comme celui de Sharp. Ces PDA offrent les mêmes fonctions de base pour un prix moitié moindre 4 500 F contre 7 500 F pour une solution General Magic. A ce prix là, beaucoup d'itinérants préféreront s'équiper d'un notebook bas de gamme avec un modem en prime. D'autant, que la bibliothèque TCP/IP indispensable à l'accès Internet se fait attendre sur Magic Cap. Fort heureusement, General Magic dispose d'un second atout dans son chapeau : Telescript.

PersonaLink une ambition de zéro à l'infini

Ce langage de programmation, unique en son genre, à pour objet l'écriture d'agents mobiles, matérialisés par des portions de code, capable de traiter de l'information et d'agir interactivement avec d'autres service ou agents pour le compte d'un utilisateur. Sa structure orientée objet autorise l'abstraction de fonctions de communication complexe en un langage de haut niveau accessible au commun des programmeurs. Cela dit, Telescript engendre une logique d'opération totalement différente des applications télématiques traditionnelles. Là encore, le service PersonaLink demeure à ce jour le seul terrain d'expérimentation de ce processus de communication à base d'agents. Par ce biais, une opération d'envoi de message par exemple, débute par la recherche de l'adresse du destinataire, soit en local, soit sur un annuaire commun au réseau PersonaLink. Une fois l'adresse sélectionnée, l'expéditeur redirige son message, auquel il peut adjoindre une iconographie propre à Magic Cap pour demander un accuser de réception ou en signifier l'urgence. Ces icônes sont immédiatement transcrit en pointeurs Telescript et fusionnés à la suite du texte saisi, tout comme les instructions de routage du message, pour synthétiquement constituer l'Agent Telescript. Avant de s'envoler vers le réseau, le message subit un encryptage de type RSA. L'agent se dirige alors vers le premier noeud du réseau qui relaye ce dernier vers un serveur d'authentification. Plus sévère que la procédure classique du mot de passe, PersonaLink impose un contrôle bijectif. L'utilisateur s'identifie au service et réciproquement. Passé cette formalité, PersonaLink sauvegarde une copie de l'agent. A ce moment et à ce moment là seulement, le réseau coupe le cordon ombilical avec le poste initiateur de la communication. Ce dernier peut en toute quiétude vaquer à d'autres occupations. Devenu autonome, l'agent continue son petit bonhomme de chemin vers le noeud superviseur de la fonction transport du réseau. Ce serveur recherche l'adresse de la boîte aux lettres du destinataire associé à l'agent. Dans l'affirmative, l'agent est routé vers cette boîte, matérialisée dans le réseau par un autre Agent à caractère statique. C'est à ce dernier que revient le droit, sur la base d'un profil fonctionnel, d'accepter le message porté par l'agent mobile. Toujours dans l'affirmative, le serveur Telescript du réseau traite l'agent mobile pour livrer physiquement le message au terminal destinataire. Outre cette interaction entre Agents de messagerie, PersonaLink prétend à tous les types téléservice multimédia, tels que l'inscription à une bibliothèque, suivi de l'importation de tout ou partie des documents sélectionnés ou encore la commande d'un CD-Audio, après en avoir écouté un extrait. Plus modestement, la première version de PersonaLink dispose d'une fonction de messagerie, ouverte sur Internet, avec sortie une alternative sur fax et une notification par le biais d'un Pager. A cela s'ajoute un service d'informations événementielles (actualités, météo, finance) et de Téléachat dont les catalogues imagés emprunteront la voie postale en attendant les hauts débits. Arrivé à maturité, PersonaLink devrait affiner cette fonction de téléachat au point de prévenir les vendeurs adhérants au réseau, des visites successives d'un abonné curieux. Averti dès la connexion, le commerçant pourra répondre par une offre promotionnelle pour ferrer définitivement le prospect indécis. Ce dernier exemple démontre l'infinité des combinaisons applicatives autorisées par les agents intelligents Telescript. Seulement voilà, sa mise en oeuvre sur le terrain reste à la mesure des promesses: titanesque. Pour refaire le monde de la communication à l'image de PersonaLink, AT&T fait table rase du passé. Tel le phoenix, ce vieil opérateur téléphonique espère renaître de ses cendres en un Big-Brother multimédia. Une telle dictature ne peut qu'effrayer les constructeurs de terminaux, les éditeurs de logiciels, les producteurs de services télématiques, acteurs indissociables à l'avènement du standard Telescript. Pour amorcer la pompe, AT&T insiste sur la suprématie de cette technologie. L'argument semble porter puisque les japonais NTT et Sony ont crée avec AT&T en juillet 95 une société commune, désigné NTT Fan, afin d'expérimenter les outils de General Magic sur un service de communication multimédia japonais. France Télécom a également des velléités dans ce sens. Après s'être porté actionnaire de General Magic, l'opérateur a acquis en novembre dernier la licence d'exploitation commerciale de Telescript, sans en préciser la finalité. Le tourment technologique dans lequel baigne actuellement Télétel fait de ce service un patient tout désigné pour une cure de jouvence Telescript. Dans l'affirmatif, les services Kiosque Micro et Kiosque IP devraient profiter de la technologie agent Telescript. L'intention laisse cependant perplexe, car dans le passé notre opérateur historique a toujours orienté sa stratégie de manière contradictoire face aux préceptes américains. Cette réticence ajoutée à l'avortement de la norme Architel, première tentative d'injection de matière grise dans Télétel, présageait même du contraire. Cela dit, le contexte concurrentiel rend moins obtus. En outre, France Télécom possède un patrimoine informatique non négligeable pour amorcer une migration vers des services réseau à base d'agent. La création récente d'un programme d'assistance aux partenaires Telescript devrait faciliter de telles initiatives. Pour consolider la position de standard Telescript, General Magic diffuse gratuitement sur Internet une boîte à outils de développement accompagné du manuel de référence du langage. Cette standardisation incitative inquiète les poids lourds de l'informatique.

IBM des agents moins intelligents mais plus pragmatiques

Pour ne pas se laisser déposséder de l'initiative de la communication et protéger leurs fiefs, les tenants de l'informatique, IBM en-tête embrayent sur le concept d'agent de communication, mais avec une approche plus pragmatique que la technologie agent Telescript. IBM n'a guère intention de réinventer la roue. Son réseau à base d'agents, surnommé simplement "IBM Intelligent Communication", se veut un interprète universel entre médias hétérogènes. Chaque entité du réseau se voit allouer un agent désigné Proxy (passerelle). Le "Proxy Abonné" renferme les renseignements personnels de l'utilisateur tels que le nom, le numéro de téléphone ou encore l'adresse de son noeud de rattachement au réseau. Ce dernier paramètre pourra être modifié à volonté afin de suivre l'abonné dans ses déplacements. Chaque équipement de communication dispose également d'un "Proxy Unité" porteur de ses caractéristiques techniques (écran couleur, carte de synthèse vocale, souris...), activées ou non selon les voeux de l'abonné. Ce tuteur logiciel greffé sur chaque terminal, délimite également les formats de conversion d'information autorisés. Pour exemple, un document imagé sera soit filtré pour ne laisser apparaître que le texte avant de s'afficher sur l'écran LCD d'un portable, soit synthétisé vocalement sur ce même poste lorsque l'abonné conduit une automobile. La première version de ce réseau intelligent, disponible en 96, affiche des fonctions plus modestes, tels que la conversion texte à fax et réciproquement. Outre les Proxies abonnés et unités liés aux extrémités, le réseau IBM Intelligent Communication dispose d'un "Proxy Service" détenteur des informations fonctionnelles propre au service télématique (adresse, réseau support, protocoles supportés, mode de taxation...). Avantage, cette interface logicielle intègre les applications existantes, sans pour autant altérer ces dernières. Ce respect de l'héritage tranche radicalement sur la refonte complète des applications imposées par le langage Telescript. Cela dit, ces deux types de technologie agent renforcent l'idée que le logiciel est l'avenir du réseau.

H.M

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