reduction des couts,voyage,low cost,cheap airfare,cheap flight,transport,energie,telecom,IT reduction,cout,anti,gaspi,cost killer,operatoire,hors production,e.procurement,grappiller,faire des economies,chasse,maitrise,budgetaire,budget,reduction,prix,tarifs,energie,optimisation,maintenance,TCO,Total cost of ownership,Return of investment,ROI,contrat cadre,achat,sauvage,cost cutting,saving,savy,expense,achats,affaires,bonne,promotions,promos
 
Costkiller centre de coûts
Costkiller services généraux
costkiller - Direction Financière
Grilles de Salaires
Charges Sociales Patronales
Audit
Impôts Taxes fiscalitéMéthodes Analyse Coût
Trésorerie - Recouvrement
Délocalisation Mondialisation
costkiller - DRH
Ressources humaines
Licenciement - Plan social
Grille Salaire
Salaire métier
Salaire secteur
Salaire profession
Portage salarial
Conventions Collectives
Relation client - CRM
ERP
BPM
e-procurement
e-Sourcing
Externalisation
Production
GPAO
GMAO
Management
Supply Chain - Logistique
Gestion de Stock
Dématérialisation

Definition :BI-POP

Technologie propriétaire de téléphonie sans-fil semi-mobile promue par France Télécom dans les années 90.


Pour en savoir plus sur Bi-bop.

Le téléphone de poche Bi-Bop est opérationnel sur Paris. France Télécom vise plus d'un million d'abonnés pour l'an 2000. Un pari difficile, car la concurrence s'annonce rude.

Munis de leur Bi-Bop, les parisiens vont pouvoir profiter un peu plus du soleil printanier, à la terrasse des cafés. France Télécom démarre, en effet, officiellement la commercialisation de ce téléphone mobile dans Paris intra-muros. L'avenir de Bi-Bop, testé à Strasbourg l'année dernière, dépend beaucoup de cette étape. Aussi, l'opérateur accélère-t-il le tempo commercial. A grand renfort de publicité, il entend faire grimper ce nouveau téléphone au hit-parade des outils de communication. L'objectif est d'atteindre 300 000 abonnés, pour 1995. Des prévisions revues à la baisse, par rapport aux 500 000 abonnés annoncés auparavant. Car d'autres produits occupent déjà le terrain. Derniers en date, les radiotéléphones GSM, opérationnels depuis le début de l'année sur Paris. La comparaison entre eux sera faite sur les trois environnements d'utilisation, la rue, le domicile et l'entreprise.

Le Bi-Bop, à l'école de la rue

Si le Bi-Bop parvient à s'imposer à l'extérieur, c'est le disque d'or
assuré pour France Télécom. Mais, le monde de la rue est impitoyable, surtout pour les nouveaux venus. A chaque carrefour, sur chaque petite place, Bi-Bop butera contre une cabine publique. Ces cabines furent d'ailleurs à l'origine de son lancement, car elles coûtent cher à France Télécom. Compte tenu des 150 millions de francs par an nécessaires à leur maintenance, aucun autre opérateur ne s'est précipité sur le marché libéralisé des publiphones. Et la généralisation des cabines à cartes, n'a pas complètement stoppé les actes de vandalisme. France Télécom à donc plutôt intérêt, à réduire son parc, ce qui lui permet du même coup d'alléger ses effectifs. De plus, dans la perspective d'une privatisation, l'opérateur sera moins contraint, par les pouvoirs publics, d'installer des cabines dans tous les lieux publics et pourra rétorquer en offrant l'alternative Bi-Bop. En fait, même si ce dernier ne remporte pas un franc succès commercial, chaque cabine supprimée ou économisée, c'est déjà de l'argent gagné. Cela dit, le phénomène de mode aidant, Bi-Bop enchantera sûrement une partie de la population parisienne.

Reste à savoir qui? Sur la base de l'expérience Strasbourgeoise, il paraît bien difficile de deviner le profil de l'utilisateur parisien. La densité de population, les sociostyles, le pouvoir d'achat moyen... diffèrent. D'emblée, on peut éliminer les marginaux et autres Sans Domicile Fixe, abonnés aux publiphones qui abondent dans Paris. Ecartons également, les cadres dynamiques parce que trop mobiles, déjà abonnés à Radiocom 2000 ou Ligne SFR, par leurs entreprises respectives. Ajoutons-y, les tout récents abonnés à Itinéris, ou à Ligne SFR GSM qui après avoir essuyé les plâtres de la technologie GSM, n'iront sûrement pas se frotter, à un nouveau produit aux possibilités encore plus limitées.

Les professionnels ont besoin d'être contactés

Reste les professionnels, qui travaillent à ciel ouvert et sur
lesquels France Télécom fonde de grands espoirs. Techniciens de service après-vente, médecins, infirmières... ont surtout besoin d'être appelés, au secours! De même les livreurs en retard, sont le plus souvent recontactés par le client, via leur magasin. Les coursiers auront du mal à s'acheter un téléphone Bi-Bop à 1 890 F TTC, alors qu'ils supportent déjà difficilement la charge de leur véhicule de travail. Les chauffeurs de taxis sont surtout à l'écoute du prochain client et ne changeront pour rien au monde leur radiotéléphone 3RP ou GSM. Les avocats, chantres de la discrétion, préféreront s'isoler pour annoncer à leur client que l'affaire tourne au vinaigre. Les artisans aux échéances difficiles et au système D, qui peut rapporter gros, tâteront d'abord du talkie-walkie ou de la CB, avant de s'essayer aux joies du Bi-Bop. En résumé, tous ces professionnels ont surtout
besoin d'être contactés. Il suffit de regarder le parc d'Eurosignal, d'Operator, d'Alphapage pour s'en persuader. Or, Bi-Bop ne permet pas aujourd'hui de recevoir des appels en raison de sa faible puissance électrique. Une fonction automatique d'identification (roaming) aurait demandé une batterie plus imposante, rehaussant du même coût le prix du terminal au-dessus de 2 000 F. Résultat, il ne reste plus grand monde, pour parler dans le combiné, exceptés les inconditionnels des nouvelles technologies et quelques yuppies désoeuvrés flânant dans le triangle d'or parisien.

Le Bi-Bop serait-il élitiste? Oui, si l'on considère, que le VIIIe arrondissement de Paris est mieux couvert que le XXe et que Bi-Bop permet de téléphoner sans faire la queue, comme tout le monde, sans monnaie, sans risque de tomber en panne d'unités téléphoniques et sans se frotter l'oreille sur un combiné, à l'hygiène plus au moins douteuse. Comptons aussi sur les déçus du Bi-Bop, à la recherche d'une borne ou d'un canal disponible et sur les surpris de la facturation détaillée. Car la communication sur lieux publics est surtaxée de 0,83 F TTC/minute, en plus du coût normal. Sans parler des quelques apprentis sorciers du hand-over, qui testeront le Bi-Bop d'une borne à l'autre sans résultat, et s'apercevront que le rayon de 200 à 300 mètres annoncé par France Télécom rétrécit en fonction de la densité des utilisateurs.

Le Bi-Bop, à l'abri des intempéries

Le résidentiel, se présente comme un terrain encore plus glissant pour Bi-Bop. Numéris s'y est déjà cassé les dents. A l'exemple de ce service de qualité numérique, les communications seront facturées au tarif du RTC. Néanmoins, le prix du poste téléphonique, cumulé à une borne domestique sont de nature à dissuader même les ménages les plus aisés. Aussi, Bi-Bop aura bien du mal à déloger les téléphones sans fil non agréés.A moins d'être
lui-même copié!

Dans l'entreprise, Bi-Bop est sensé «danser» autour des PABX. L'adjonction d'un frontal au commutateur privé permettra au personnel de lancer et même de recevoir des appels dans la zone de couverture de chacune des bornes, réparties au sein de l'établissement. Mais, au rendez-vous des PABX compatibles Bi-Bop, Alcatel manque à l'appel. Cet
acteur incontournable du monde des autocoms s'aligne sur le futur standard Dect (Digital European Cordless Telecommunications), plutôt que de suivre la norme CT2/CAI (Cordless Telephone second generation/ Common Air
Interface). Et cela se comprend aisément. La norme européenne Dect est plus professionnelle. A l'opposé du CT2, elle garantira les fonctions de roaming (localisation des terminaux) et donc de communication bilatérale. Elle assurera le hand-over et fournira une bande passante plus large, adaptée aux transmissions de données d'origine LAN. A terme, le Dect risque de faire sérieusement de l'ombre, aux PABX de type CT2 et par là même de rendre les combinés Bi-Bop obsolètes. Cette divergence de normes incompatibles, explique-t-elle l'attentisme de candidats potentiels, à un réseau public plus performant et concurrent de Bi-Bop? C'est peu vraisemblable, car une marge de 0,83 F TTC, même avec une option Bi-Bop à peu de chances d'exciter la concurrence. Déplorons le, tout en remarquant que standard ne rime pas forcément, avec une diffusion de masse à des prix grand public. Et les usagers du téléphone préféreraient avoir un Bi-Bop moins standard, mais tout aussi bon marché et populaire que le
Minitel.

Dictionnaire & Définitions   3 A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z
Costkiller.net - portail réduction des coûts 2012 - Coskiller.net - all rights reserved

Costkiller.net   B2B cost saving and costs cutting portal costkiller copyright