reduction des couts,voyage,low cost,cheap airfare,cheap flight,transport,energie,telecom,IT reduction,cout,anti,gaspi,cost killer,operatoire,hors production,e.procurement,grappiller,faire des economies,chasse,maitrise,budgetaire,budget,reduction,prix,tarifs,energie,optimisation,maintenance,TCO,Total cost of ownership,Return of investment,ROI,contrat cadre,achat,sauvage,cost cutting,saving,savy,expense,achats,affaires,bonne,promotions,promos
Costkiller centre de coûts
Costkiller services généraux
costkiller - Direction Financière
Charges Sociales Patronales
IMéthodes Analyse Coût
Trésorerie - Recouvrement
Délocalisation Mondialisation
costkiller - DRH
Ressources humaines
Grille Salaire
Salaire métier
Salaire secteur
Salaire profession
Conventions Collectives
Relation client - CRM
ERP
BPM
e-procurement
e-Sourcing
Externalisation
Production
GPAO
GMAO
Management
Supply Chain - Logistique
Gestion de Stock
Dématérialisation

ARCELOR-MITTAL Les conclusions de l’étude Syndex et l’analyse de la FGMM-CFDT

Paris le, 19 JUIN 2006

A la demande de la fédération métallurgie FGMM-CFDT, le cabinet Syndex vient d¹effectuer une enquête sur les mérites comparés de Mittal et Arcelor, en matière économique et sociale. Cette étude met en lumière deux modèles industriels : celui de Mittal, engagé sur une croissance extensive multi-produit qui fait très peu appel à la recherche, et celui d’Arcelor axé sur la recherche et sur des produits à haute valeur ajoutée. Cette étude souligne des différences de comportement en matière de responsabilité sociale. Après une reprise, Mittal a l’habitude de prendre des engagements industriels et sociaux sur 5 à 10 ans, différents selon les entreprises et les pays. Arcelor développe une politique de dialogue constante : administrateurs salariés, comité d’entreprise européen négocié, groupes de travail sociaux, informations et consultation des partenaires sociaux. Ce document constate aussi
des positions inverses sur les politiques environnementales. Autant les accords de Kyoto sont craints chez Mittal, autant ils sont intégrés et valorisés chez Arcelor. Selon Syndex, les gains de productivité issus d’une union de deux groupes seraient
en l’état bien modestes ! La stratégie de cette union resterait à définir. Elle est largement indéterminée chez Mittal, plus cohérente chez Arcelor. La FGMM-CFDT estime que « laisser un tel groupe entre les seules mains d’un actionnariat familial, ou à l’inverse d’actionnaires multiples, uniquement tournés vers le profit immédiat est incompatible avec un développement durable du secteur sidérurgique. Il est donc nécessaire de se doter de nouveaux moyens de régulation. La phase de concentration du secteur n’en est qu¹à ses débuts, pour la FGMM-CFDT, il est essentiel que cette évolution s’accompagne de la mise en place d’instances de concertation, de négociations et consultations qui permettent de réguler tant au niveau mondial, national que local, les décisions stratégiques prises par les dirigeants ainsi que leurs impacts sur les salariés et les territoires concernés ».

Vous trouverez ci-après un résumé plus développé de cette étude.

ETUDE FGMM-CFDT SUR MITTAL STEEL ET ARCELOR

Dans le cadre de l'OPE de Mittal Steel sur Arcelor, la FGMM-CFDT a mandaté le cabinet Syndex pour une étude concernant les deux groupes sur les sujets suivants :
- les décisions d'investissements industriels, de recherche et développement et de
formation,
- la participation des représentants du personnel dans les processus de décision,
- la prise en compte des économies régionales dépendantes des activités
sidérurgiques,
- la gestion des enjeux environnementaux dans lesquels la sidérurgie se doit d'être
partie prenante,
ces thèmes constituant les enjeux majeurs en terme de gouvernance et de responsabilité sociale de tout groupe industriel de dimension internationale.

L'alternative Severstal est apparue dans les dernières semaines de cette étude, il en est donc tenu compte. Pour réaliser cette étude, Syndex a reçu un accueil positif de la part d'Arcelor et a pu rencontrer les interlocuteurs souhaités sur les différents points de la mission ; du côté de Mittal, il n'en a pas été de même.

DEUX MODELES INDUSTRIELS DIFFERENTS
- Si les deux groupes ont chacun une stratégie pour être une entreprise de taille
mondiale, les concepts qui les guident sont fondamentalement différents :
- Mittal Steel est engagé dans une croissance extensive multi-produit avec une stratégie d'intégration verticale, allant des mines aux unités de production, et adaptée aux pays en croissance rapide.

Arcelor est d'abord dans une mondialisation axée sur les produits à haute valeur ajoutée, comme l’automobile, le bâtiment, l’emballage, avec une politique privilégiant les unités de transformation, les centres de services ainsi que la R&D, et adaptée aux pays développés, l'acquisition de Dofasco en constitue le dernier exemple. De ces stratégies différentes, il résulte des options d'investissements très différentes aussi. Mittal est quasiment absent de la recherche produits, cela se mesure au nombre de ses chercheurs (10 fois moins qu'Arcelor) et au budget consacré.

ENGAGEMENT EN MATIERE DE RESPONSABILITE SOCIALE
MITTAL STEEL
Lorsque Mittal reprend une société, il prend des engagements industriels et sociaux sur des périodes de 5 à 10 ans, il en résulte une politique fragmentée, liée avant tout aux spécificités nationales voire locales; les organisations syndicales jouent dans ce cadre leur rôle de contrepouvoir et dans certains pays elles sont parties prenantes des décisions dans la limite de la période sous surveillance qui suit la cession. Les formes institutionnelles prises par le dialogue social sont variées suivant les pays, elles vont de la participation au conseil d'administration, à la mise en place de commissions tripartites ou encore à la création d'un comité de groupe européen. Sur ce point, la politique du groupe relève avant tout du Fédération Générale des pragmatisme, tant à l'égard des pouvoirs publics que des partenaires sociaux; Mittal ne construit pas son image sur ces aspects.

ARCELOR
Un engagement affirmé en matière sociale par l'anticipation de la directive européenne sur la société européenne, avec la mise en place d'un comité d'entreprise européen négocié avec la FEM (Fédération Européenne de la Métallurgie) et d’administrateurs salariés. Ainsi, les partenaires sociaux sont informés et consultés en amont, des décisions relatives aux fermetures et restructurations, ce qui au-delà de l'aspect négatif de ces annonces, permet l'anticipation et évite les drames humains. Toutefois, il faut souligner que les contre propositions des organisations syndicales sont rarement prises en compte. Le comité d'entreprise européen s'est doté de groupes de travail chargés de proposer les meilleures pratiques dans les domaines de la formation professionnelle, la sécurité, l'environnement, les évolutions industrielles et leurs conséquences. Le 14 septembre 2005, le groupe Arcelor a signé avec la FIOM et la FEM un accord sur le dialogue social mondial qui intègre l'ensemble des sociétés du groupe. Après avoir adhéré au
Pacte Mondial des Nations Unies (Global Compact), Arcelor est admis au Dow Jones
Sustainable Index.

RESPONSABILITE ENVIRONNEMENTALE
Pour Mittal Steel, la réglementation environnementale et la mise en oeuvre des accords de Kyoto représentent un risque financier. Soumis aux mêmes contraintes, Arcelor fait du respect des normes un instrument de communication destiné à renforcer son image d'entreprise responsable, impliquée dans le développement durable.

AVANTAGES SUPPOSES DE L'OPE ET COMPARAISONS DES DEUX PROJETS
La consolidation du secteur sidérurgique est un argument partagé par l'ensemble des acteurs, toutefois, les gains générés par les synergies apparaissent bien modestes! La stratégie resteà définir, le seul élément concret reste l'application du plan stratégique d'Arcelor avec comme bémol de reconsidérer avec soin le plan et la date de fermeture de la filière à chaud de Liège.

Il est certain que dans ces conditions tout reste à définir et à construire.
- Le projet porté par Mittal apparaît largement indéterminé du fait de la méthode de croissance de ce groupe et des périodes de transition incontournables qu’il connaît dans nombre de pays ;
- Le projet Arcelor/Servestal semble plus intégré sur le plan stratégique et plus cohérent sur le plan industriel. Toutefois ces deux projets quoiqu’en disent les deux protagonistes reposent sur des actionnaires dont les logiques patrimoniales (familiales) sont évidentes, il y a donc des risques de dérives.

QUEL NOUVEAU MODELE INDUSTRIEL ?
Les opérations actuelles dessinent le nouveau modèle industriel du XXI e siècle, ce modèle est transnational, mais avant tout financier, et ce n’est pas l’alliance avec Mr Mordashov qui peut nous rassurer. Laisser un tel groupe entre les seules mains d’un actionnariat familial, ouà Fédération Générale des Mines et de la Métallurgie - CFDT 4
l’inverse d’actionnaires multiples, uniquement tournés vers le profit immédiat est incompatible avec un développement durable du secteur sidérurgique. Il est donc nécessaire

de se doter de nouveaux moyens de régulation.
La phase de concentration du secteur n’en est qu’à ses débuts, pour la FGMM-CFDT, il est essentiel que cette évolution s’accompagne de la mise en place d’instances de concertation, de négociations et consultations qui permettent de réguler tant au niveau mondial, national que local, les décisions stratégiques prises par les dirigeants ainsi que leurs impacts sur les salariés et les territoires concernés. Dans cette optique, les enseignements du modèle Arcelor pourraient s’avérer beaucoup plus utiles que ceux de Mittal. Encore faut-il que la dérive financière actuelle, entraînant la limitation des investissements structurels ainsi que des efforts de rationalisation excessifs, ne mette pas à mal ce modèle aujourd’hui cité en exemple.

La FGMM-CFDT refuse tout modèle mondial qui ferait que les conditions sociales et
environnementales deviennent les instruments majeurs de la concurrence entre les
producteurs. Toute fusion est prétexte à rationalisations et restructurations, avec des conséquences fortes sur l’emploi, les outils industriels, les bassins concernés, cela est vrai lorsque la fusion est librement consentie, c’est encore plus vrai lorsqu’elle n’est pas souhaitée. Ce sont ces éléments qui ont amené la FEM (Fédération Européenne de la Métallurgie) ainsi que toutes les organisations syndicales françaises à rejeter cette fusion. Pour la FGMM-CFDT tous les éléments évoqués ci-dessus ne peuvent que nous conforter dans ce refus. Cette OPE, si elle se réalisait, serait un très mauvais coup porté à l’ensemble des salariés, qu’ils soient de Mittal ou d’Arcelor, ce serait aussi vrai pour les entreprises des deux groupes et des bassins d’emplois concernés.

Source : Fédération Générale des Mines et de la Métallurgie
Contact général : 01 56 41 50 72 - Fax 01 56 41 50 96
www.fgmm.cfdt.fr - mines-metallurgie@fgmm.cfdt.fr

Dictionnaire & Définitions   3 A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z
Costkiller.net - portail réduction des coûts 2012 - 2013 - Coskiller.net - all rights reserved

Costkiller.net   B2B cost saving and costs cutting portal costkiller copyright