Retour vers un futur à 40 heures
pour Bosch France
Marche arrière toute ! Daimler Chrysler et
Mercedes, Volkswagen, Bosch… la liste des grandes
entreprises européennes qui rallongent leur
durée hebdomadaire de travail sans rémunération
supplémentaire ne cesse d’enfler. Malgré les
grèves et les débrayages, les employés
de ces multinationales acceptent bon gré mal
gré ces plans de réduction des coûts.
Il en va de la survie de leur entreprise, car à défaut
il n’y a pas d’autre alternative qu’une
délocalisation dans les pays à main-d’œuvre
bon marché. Les syndicats dénoncent un « chantage à l’emploi ».
La presse se focalise sur le thème porteur du
recul des acquis sociaux. Puisque c’est écrit,
la réduction des coûts se réduit
donc aux licenciements et aux plans sociaux.
En juillet 2004, les salariés de l’équipementier
automobile Bosch ont approuvé le passage de
35 à 36 heures, à travers la suppression
de 6 jours de RTT sur 20. Cette mesure principale était
sensée réduire de 12% les coûts
salariaux de l'usine de Vénissieux. Les salariés
ont également accepté la limitation à 1%
par an des augmentations de salaires et la suppression
de l'accord d'intéressement et cela pour une
période de trois ans. Ce compromis devait permettre
de préserver 190 emplois sur les 300 menacés
sur un site qui emploie 820 personnes. Il semble que
cette mesure était nécessaire mais pas
suffisante puisque la direction du groupe Bosch France
envisage de négocier un retour aux 40 heures.
"Nous envisageons un retour à 40 heures
mais nous n’avons pas encore fixer les modalités
et le calendrier précis de négociation
explique Guy Maugis PDG de la section française
du groupe équipementier automobile France. Et
d’ajouter que « la réduction du
coût horaire est l'un des axes pour maintenir
l'emploi industriel en France. L'innovation, la réduction
de nos coûts de production par l'amélioration
de nos procédés de fabrication ne suffisent
pas. Or, comme nous n'envisageons pas de réduire
les salaires, la seule solution, c'est d'augmenter
la durée du travail à salaire maintenu.
On ne veut pas faire comme beaucoup de nos concurrents,
des plans sociaux à répétition.
C'est ce qu'on n'a pas voulu faire à Vénissieux
(Rhône), c'est ce qu'on va essayer d'éviter
ailleurs". HM - costkiller.net
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