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Canon France : les salariés du groupe ne recevront pas de prime de 500 € en 2006, mais 2 bouteilles de vin ! Bonne nouvelle ! Résultats « record » pour
le groupe Canon La santé financière du groupe Canon est excellente ! tout le personnel vient de recevoir le communiqué du Président de Canon Europe l’informant que Canon avait atteint en 2006 de nouveaux résultatsexceptionnels ! Pour remercier le personnel de ses efforts et avoir accepté une augmentation de la productivité, une détérioration des conditions de travail et des rémunérations, les salariés du groupe ne recevront pas de prime de 500 € cette année, mais 2 bouteilles de vin ! Manière subtile d’indiquer que c’est bien le personnel qui trinque… Cette attitude de nos dirigeants est inacceptable et relève du mépris. En effet, depuis plusieurs années, les résultats « record » du groupe Canon sont effectués au détriment des conditions de vie et de travail du personnel et la Direction nous invite, dans ses « kick off » ou autres évènements à fêter cela… Les salariés payent et les actionnaires encaissent. Cette situation démontre bien que l’obtention de bons résultats n’est pas synonyme d’avancées sociales pour le personnel alors qu’il serait en droit d’attendre un juste retour sur son investissement. Bien au contraire, on constate que nos dirigeants, sont avant tout investis d’un mandat de gestion. L’augmentation des ventes, de la productivité, la réduction des coûts et les tentatives de remise en cause de l’emploi et des acquis sont les moyens utilisés pour atteindre les objectifs de rentabilité fixés par le Groupe. Même si le personnel n’est pas dupe de cette stratégie et refuse de se résigner, il en subit pleinement la pression. Le sondage effectué par le groupe en Europe est révélateur du ras le bol du personnel ! En effet, tous les indicateurs sont dans le rouge cette année.
La nouvelle tendance de Canon vise à manipuler le personnel à travers de nouvelles méthodes de management, toujours dans le but d’augmenter la productivité. La Direction souhaite, à travers différents concepts tel que le San Ji, instituer de nouveaux repères ou valeurs d’entreprise afin que le personnel adhère pleinement à ses objectifs et fasse abstraction de ses préoccupations personnelles ou de ses revendications. La CGT, consciente de cet environnement et de ses conséquences sur l’emploi, les rémunérations et les conditions de travail a mené une multitude d’actions en 2006 qui ont porté leurs fruits dans la défense des intérêts du personnel. Nous vous proposons un bref rappel des faits majeurs. Le Tribunal ordonne l’arrêt d’Oracle et le respect de la loi en matière de consultation. Nous venons d’obtenir un grand succès pour le personnel. Le Tribunal vient d’ordonner l’arrêt de la mise en place d’Oracle et oblige la Direction à soumettre un projet global sur tous les établissements de l’UES. En effet, la Direction pour se conformer aux directives européennes, a pris la lourde responsabilité au mois de juillet de déployer l’ERP Oracle sans au préalable avoir, comme le prévoit la loi française, consulté les instances. Il va sans dire qu’un tel projet, au-delà des modalités pratiques de mise en œuvre aura de lourdes conséquences sur l’organisation du travail et à terme sur l’emploi. Cette ordonnance du Tribunal vient sanctionner une pratique de la Direction qui devient récurrente à savoir que pour atteindre ses objectifs, elle est prête, dans certains cas, à transgresser la législation. Certains responsables, frustrés par cette décision, jouent les victimes en critiquant la démarche des instances et considèrent anormal que la Direction soit sanctionnée par le Tribunal pour ne pas avoir respecté la loi. Vous avez dit « San Ji » ! Pour la CGT, cette décision est importante car même si Oracle
est déployé tôt ou tard, les instances pourront faire
valoir leurs prérogatives et défendre les intérêts
du personnel, ce qui parait indispensable lorsque l’on voit les répercussions
négatives de la mise en oeuvre de ce projet dans certains pays.
La sous-traitance de la maintenance technique ne doit pas se faire au détriment
de l’emploi. Après avoir essayé d’imposer la
sous-traitance de la maintenance technique, la Direction a été contrainte
une fois de plus par le Tribunal de Nanterre en février 2006, de
soumettre un projet aux instances. Le Tribunal a compris que le transfert
de l’activité technique vers un sous-traitant constitue une
menace importante pour l’emploi des techniciens. Après plusieurs
mois de discussions, ce projet est toujours à l’étude
au niveau des instances qui, non convaincues par les arguments de la Direction,
exigent des garanties et des engagements fiables en Voir le communiqué |
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