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IBM supprime sa flotte aérienne de transport privé en Europe IBM Cessation total d’activité d’euroflight Le groupe IBM possède deux flottes de transport privé aérien, l’une hébergée par IBM France pour l’Europe, l’autre établie aux Etats-Unis. Depuis 1960, IBM France héberge pour le compte des entités européennes du Groupe IBM, l’activité européenne de transport aérien privé (EUROFLIGHT). Cette facilité de transport réservée à un nombre limité de responsables du Groupe repose sur une structure interne propre, organisée en centre de coût (par opposition à une activité commerciale qui serait facturée à des clients tiers), en marge des activités d’IBM. De par la particularité de son activité et de ses métiers, Euroflight constitue depuis sa création une entité économique autonome, à savoir un ensemble organisé de personnes et d'éléments corporels et incorporels permettant l'exercice d'une activité économique qui poursuit un objectif propre : le transport privé de personnes. Les évolutions économiques récentes ont mis en lumière une inadaptation de ce service : - Un service réservé à quelques dirigeants européens pour leur déplacements internes. (80% de ces voyages ont pour raison une réunion interne de travail). - Un niveau d’activité d’Euroflight stable depuis quelques années mais avec un coût de revient de l’heure de vol en augmentation. - Dans le même temps le constat d’une « sous-activité », les avions voyageant à 25% remplis. - Un éparpillement géograhique plus important des usagers des services d’Euroflight, source de coûts supplémentaires. Le constat d’inadéquation du service rendu par Euroflight au Groupe IBM pour un coût néanmoins extrêmement élevé amène aujourd’hui IBM à envisager la cessation d’activité d’Euroflight. Source : FO Déclaration des élus CFDT au CE du 31 janvier 2006 sur la fermeture de l’activité Euroflight A peine deux mois après la signature de l’accord GPEC, IBM met en œuvre la première mesure de suppressions d’emplois, par la fermeture de l’activité Euroflight. La CFDT avait analysé l’accord GPEC comme le moyen privilégié pour IBM de procéder en mode accéléré à des compressions d’emplois. Le CE d’aujourd’hui confirme cette analyse, et montre l’urgence et la nécessité de se mobiliser pour contrer le démantèlement en cours de notre entreprise. En première analyse, la CFDT tient à faire les remarques suivantes sur le dossier Euroflight : 1°) IBM, avant même l’information due au CCE et au CE Paris-banlieue, a fermé arbitrairement l’activité Euroflight, mettant ainsi les salariés et les institutions représentatives du personnel devant le fait accompli. Ceci est illégal et inacceptable, compte tenu de l‘absence totale d’urgence en ce domaine. 2°) les arguments économiques avancés ne démontrent pas la nécessité de supprimer l’activité Euroflight. Le seul « argument » que trouve IBM (martelé trois fois dans le Livre IV) est que l’activité Euroflight ne répondrait « nullement à l’objet d’un groupe de services informatiques tel qu’IBM » Quelle révélation, après 46 ans de bons et loyaux services ! Et avec ce raisonnement, il faudrait d’urgence supprimer toutes les fonctions périphériques et d’infrastructure d’IBM. Sans compter les voitures de fonction de nos dirigeants … 3°) Euroflight est une entité d’IBM-France, et cette entité est profitable à IBM-France puisqu’elle est organisée en centre de frais, et qu’en conséquence elle facture l’intégralité des frais et prélève systématiquement une marge de 10 % sur le chiffre d’affaires de sa flottille aérienne. Cela est dissimulé aux élus du CCE : le livre IV n’en fait nullement état, car cela ruinerait l’argutie financière d’IBM. Tout comme ne sont pas mentionnées les sommes engrangées par la future cession des deux Falcon 2000. 4°) il n’est pas laissé d’autre latitude au personnel d’Euroflight que de quitter IBM au plus vite. Or cette précipitation est totalement incompatible avec le temps de recherche et de mise au point d’un projet individuel viable, qui plus est dans le secteur aéronautique où les nécessités de maintien des qualifications (pour les pilotes et les techniciens de maintenance aéronautique) et les formalités d’intégration dans les compagnies aériennes imposent des délais de 3 à 6 mois, comme l’indiquent eux-mêmes les salariés d’Euroflight. 5°) les obligations impératives de la réglementation aérienne, en terme de sécurité et maintenance des appareils, ne pourraient être tenues avant la mi mars 2006, date indiquée à l’équipe Euroflight comme étant celle à laquelle IBM entend clore son plan de suppressions d’emplois. Ceci est impensable et pourrait nous amener à une intervention auprès de la DGAC (Direction Générale de l’Aviation Civile). Au vu de ces premiers constats, la CFDT : – assurent les 20 salariés d’Euroflight de sa solidarité et de son engagement à leurs côtés pour faire aboutir leurs demandes de mesures équitables et raisonnables, et à un dédommagement significatif de leur préjudice ; – demande à ce que le CEPB soit un acteur
privilégié dans le déroulement de
la procédure, et qu’il puisse être
impliqué,ainsi que les salariés d’Euroflight,
dans l’expertise missionnée auprès
du cabinet Sécafi-Alpha ; – met en demeure IBM de respecter ses obligations de sécurité auprès de la DGAC, dans des conditions normales d’exécution des opérations de maintenance des appareils.
Source : CFDT |
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