Impôts : le rapport de la Cour des comptes sur la fraude et
son contrôle
De tous les délinquants, celui qui fraude
le fisc ou la sécurité sociale
est certainement celui qui bénéficie
de la plus grande mansuétude de la
part du grand public. La littérature, le cinéma,
la télévision ne se sont pas
privés de le représenter sous des dehors
sympathiques et astucieux, confrontés à des vérificateurs
et des contrôleurs acariâtres,
inquisiteurs et tatillons.
Pourtant, la fraude aux prélèvements
obligatoires est certainement le délit
qui, en termes financiers, fait le plus de victimes. Chacun
d'entre nous qui payons régulièrement
nos impôts
et nos cotisations sociales sommes en effet
obligés d'augmenter notre contribution
pour compenser le manque à gagner qu'engendre
la fraude de toute sorte.
La fraude n'est donc pas quelque
chose de bénin : elle
diminue les ressources disponibles pour le
financement des services publics indispensables à la
collectivité nationale, elle
crée des distorsions de concurrence
et des inégalités au détriment
des contribuables honnêtes et génère
de leur part des frustrations et un mécontentement
justifié. Elle constitue donc autant
de coups de canif dans le contrat social au risque,
en cas d'expansion, de le mettre sérieusement en danger.
De plus en plus, la fraude a aussi
un visage beaucoup moins anodin. Lorsqu'elle se traduit par
du
travail clandestin ou dissimulé, elle
signifie aussi souvent pour beaucoup de travailleurs des conditions
de travail et de vie épouvantables,
une protection sociale incertaine…
Toutes ces raisons auraient suffi à justifier
que le conseil des prélèvements obligatoires s’intéresse,
pour son premier rapport, au thème
de la fraude aux prélèvements obligatoires et
des moyens pour lutter contre ce phénomène.
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Le rapport de la Cour des comptes sur la La
fraude aux
prélèvements obligatoires et son contrôle 
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