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Renault : Politique Achats - Enquête Engagement

Déclaration des élus CGT au CCE du 3 octobre 2006 Enquête « Engagement »

Les grandes entreprises, en tant que donneurs d’ordres, doivent assumer la responsabilité sociale de leur politique. 8000 emplois ont disparu dans la filière automobile en France.

Nos collègues de Delphi, Faurecia, Wagon, Valéo, Trèves, Metzeler, Johnson control vivent les conséquences des choix de Renault sur leur avenir. Ces choix de Renault ont mis à mal la filière Fonderies. Des régions entières sont
sinistrées. L’ensemble de nos sous traitants de rang 1, 2 ou 3 vit dans l’insécurité. Nous savons que pour la direction des entreprises donneuses d’ordres, ce n’est la faute de personne. C’est l’économie de marché.

Pourtant, la politique de Renault a changé ces dernières années. Il n’y a plus qu’un leitmotiv : LCC*, LCC, LCC. Il ne s’agit plus de sélectionner un fournisseur sur des critères économiques. Il ne s’agit même plus d’objectifs d’intégration locale. Renault a décidé que cela devait être moins cher dans les LCC. Point barre.

Article 1 : les pièces doivent être moins chères si elles sont produites dans les LCC.
Article 2 : Si la direction des prix de revient démontre le contraire, appliquer l’article 1 Comme indiqué lors de la convention des achats, 10% des pièces étaient produites dans les LCC en 2004, 20% en 2006, et l’objectif est de 45% pour la X95. Il ne s’agit plus de concurrence « libre et non faussée », puisque le résultat est fixé à l’avance. Il s’agit d’un abus de position dominante.

Cette course aux taux de l’heure les plus bas menace la pérennité de l’entreprise, car elle fait passer au second plan l’optimisation du nombre d’heures passées, c'est-à-dire l’efficacité économique, seule garante d’une compétitivité durable. L’industrie allemande est la plus puissante d’europe. C’est aussi celle qui a les coûts de main d’oeuvre les plus élevés. Et aussi la productivité et la technicité la plus forte.

L’insécurité économique n’est pas non plus une fatalité. Des réponses partielles existent déjà dans certains domaines, dans l’esprit de la proposition de sécurité sociale professionnelle de la CGT. Ainsi, les conventions collectives de la restauration, du nettoyage et du gardiennage imposent à une entreprise qui remporte un appel d’offre de reprendre, pour ceux qui le souhaitent, les salariés de l’entreprise qui perd le marché. Dans le cas de la DSE récemment, comme de la DTSI précédemment, l’appel d’offre Renault comportait une clause sociale de reprise des salariés des entreprises qui perdent l’activité, clause qui s’impose au fournisseur retenu. Pourquoi ne pas généraliser cette clauseà tous les appels d’offres aux sociétés de services à l’entreprise ainsi qu’aux sociétés de prestation d’ingénierie ?

Un responsable des achats disait en privé « le matin, je laisse mon coeur à la maison, et je le reprends le soir ». Cela peut changer. La direction des achats Renault pourrait avoir l’ambition d’être une référence en terme de responsabilité sociale vis-à-vis de ses fournisseurs et des salariés de ses fournisseurs. Il reste du chemin à parcourir.

* Low Cost Countries (Pays à bas coûts salariaux)

Les élus CGT protestent contre les pressions exercées sur les salariés et leur hiérarchie lors du déploiement de l’enquête « engagement ». Ces pressions ont pris des formes diverses selon les secteurs et les sites. L’organisation de cette enquête nous fait nettement apparaître des craintes concernant l’enthousiasme des salariés du Groupe à répondre.

A titre d’exemples :
• Convocation dans une salle avec interdiction d’en sortir tant que l’enquête n’était pas remplie,
• Absence d’urnes, le questionnaire devant être remis à la hiérarchie en sortant de la salle,
• Point journalier sur le taux de réponses, avec relance de ceux qui n’avaient pas dit qu’ils avaient répondu, et rappel à l’ordre des chefs d’UET qui ne remontaient pas leur point journalier,
• Conseils pour « aider » à répondre lors des réunions, par exemple je cite « j’attire votre attention sur la question 47 »,
• Mail de relance « Je vous rappelle qu’il vous est demandé de répondre à cette enquête, ne serait ce que pour témoigner de votre engagement ».
Ce questionnaire est également inspiré de valeurs étrangères à notre culture d’entreprise et syndicale, à l’image de la question 46 « Mon supérieur direct est exemplaire en terme de loyauté ».

Cette enquête « engagement » dégage des relents de délation.
Aujourd’hui, il ne suffirait plus d’appliquer des ordres et directives d’un employeur pendant un temps donné, il faudrait se surpasser, donner le meilleur de soi-même comme si nous étions tous engagés dans une grande et belle aventure collective, dans laquelle, nous sommes tous égaux et avons le même intérêt.

L’adhésion, cela se mérite.
Chez Renault, l’adhésion des salariés n’a jamais été obtenue par la force, l’illusion, les menaces. On obtient même un résultat exactement inverse. La force exacerbe les comportements de résistance comme de collaboration, pour les opérateurs sur chaîne comme pour les directeurs. Et, on obtient, au mieux, qu’un engagement de façade, un développement des comportements courtisans et mercenaires, et une exacerbation des tensions.

Ce n’est pas l’intérêt des salariés.
Ce n’est pas l’intérêt de l’entreprise.

Cette enquête, qui aurait pu être une simple enquête d’opinion si les partenaires sociaux y avaient été associés en amont, a dégradé le climat social. Elle a déclenché un cercle vicieux de résistance et de pression. Les enseignements de cette enquête devront être tirés, en toute transparence, dans tous les sites du groupe comme dans les institutions centrales.

ource : CGT Renault

 

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