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Volkswagen-Forest : «En colère contre une direction qui n’a jamais assez de profits»

Les travailleurs de VW vivent des jours d’incertitude. Mais ils n’attendent pas l’avis de restructuration pour réagir.

Incertitude chez les ouvriers de VW. « On imagine tous les scénarios : vont-ils nous faire bosser jusqu’à Noël, sans que nous sachions rien ? Vont-il fermer tout le bazar?»


Vendredi 17 novembre, 21 h, aux portes de l’usine Volkswagen à Forest. Toutes les rumeurs possibles circulent. Une seule chose est sûre : les travailleurs veulent savoir où on va. « Je travaille ici depuis quatre ans comme intérimaire, mes collègues depuis sept, voire neuf ans. Chaque vendredi, je reçois un nouveau contrat », « Nous faisons ici le boulot le plus lourd, nous osons à peine être malades et nous serons aussi les premiers à être virés. Nous travaillons sous un stress terrible. Personne n’est plus sûr de rien, personne n’est tranquille. Mais nous devons pourtant savoir ce qui se trame au-dessus de nos têtes. »

Les délégués discutent de ce que va faire la pause de nuit. « VW a fait des milliards de bénéfices, nous sommes ici en 3e place sur le plan de la qualité. Mais ce n’est pas suffisant. La direction ne fera jamais assez de bénéfices. » Sandro : « Nous non plus, les délégués, nous ne savons rien. Mais la colère est grande. Ils ont mobilisé toute la flicaille et les services d’ordre, retiré tous les congés pour ce week-end et les jours suivants. On imagine tous les scénarios : vont-ils nous faire bosser jusqu’à Noël, sans que nous sachions rien ? Vont-il fermer tout le bazar ? »

Dimanche 19 novembre, 19 h. Normalement, dans une heure, la pause de nuit débute. Plusieurs délégués sont indignés de l’interview donnée ce week-end au Morgen par Herwig Jorissen, dirigeant des métallos FGTB flamands. Il y déclare que le syndicat des métallos allemands, IG Metall, est un ramassis de traîtres. « Jorissen se trompe d’ennemi, entend-on du côté des délégués. Ce ne sont quand même pas les travailleurs allemands ou leurs syndicats qui sont responsables de ce que fait la direction de VW. Jorissen aurait peut-être mieux fait de se concerter d’abord avec nous. »

Lundi matin, 5 h. « Allez pointer, allez vous changer et rendez-vous au réfectoire » : les 1 500 travailleurs de la pause du matin sont tout de suite envoyés à une réunion d’information. « Nous devons naturellement agir pour le maintien de tous les emplois et éviter un scénario comme chez Ford », dit un ouvrier. « Mais je crains que nous ne soyons du menu fretin et que nous ne puissions rien faire si ces gros capitalistes décident de tout foutre en l’air ici. »

« Pour VW, il est bien plus intéressant et bon marché de payer des intérimaires et autres contrats temporaires que des ouvriers fixes. Voilà le problème », affirme quelqu’un de la tôlerie. « Pour quatre contrats bidon avec subsides des autorités, il y a un contrat VW définitif. Le gouvernement parle tout le temps des efforts qu’il fait pour maintenir le secteur automobile ici et le garder compétitif. Juste ce qu’ils reprochent aux syndicats allemands ! Et s’ils sont tellement du côté des travailleurs, qu’est-ce que les autopompes foutent là ? »

Un jeune ouvrier : « VW a déjà reçu tellement d’avantages du gouvernement : réduction des charges salariales, plus de 10 % d’exemption d’impôt pour le travail en équipes… Et pourtant, Verhofstadt a invité la direction allemande de VW. Pour lui proposer d’autres avantages encore ? Peut-être va-t-il encore donner un peu d’argent par voiture que nous proposons ici ? Et qu’est-ce que notre direction a donné en échange ? Absolument rien ! » Et encore : « L’État ferait mieux de donner un peu moins d’argent aux patrons et un peu plus à nous. Où sont les 200 000 emplois promis ? »

Cela nous amène aux conditions de travail et à la pression qui, ces dix dernières années, n’ont cessé d’augmenter. Être à la chaîne, c’est « du travail de bête », « pour quelqu’un de 48 ans, comme moi, c’est l’enfer ». Et : « Tout va de mal en pis », « il faut sans cesse aller plus vite », « Nous avons toujours trop peu de monde », « esclavage moderne ». Plusieurs travailleurs sont tout à fait d’accord pour une baisse du rythme et de la pression du travail : « Ce serait une façon également de garder plus de monde au travail car maintenant c’est quand même intenable ! »

Et le salaire ? Pour ça, il ne faut plus venir travailler chez VW, entend-on. Il y a vingt ans, peut-être, mais ça fait des années que les salaires n’ont plus été augmentés. Une concession des travailleurs pour sauver les emplois via une réduction du temps de travail. Mais, pour beaucoup, la limite inférieure a été atteinte. « Je ne gagne pas mal dans l’équipe de nuit, mais je suis modeste, j’ai une baraque à rembourser et j’ai des pensions alimentaires à payer pour deux gosses qui grandissent. J’ai besoin de mon salaire jusqu’au dernier centime. » En effet, quelque 30 % des travailleurs ont des saisies sur salaire…

La faute aux syndicats allemands ?
« Ils veulent garder les emplois chez eux. C’est le nationalisme et le corporatisme des syndicats allemands qui est en cause » accuse Bart Somers, président du VLD. « Ce sont les capitalistes qui sont responsables de ces restructurations » répondent ceux de VW. IG Metall a signé un accord sous pression de la direction de VW et du gouvernement allemand pour la perte de 20 000 emplois en Allemagne et pour l’augmentation du temps de travail sans compensation salariale.

Nos partis gouvernementaux, comme celui de Bart Somers, seraient les premiers à applaudir des mesures pareilles ici. Le gouvernement donne d’ailleurs depuis des années beaucoup d’argent au secteur de l’automobile. Sous forme de réductions des « charges », entre autres sur le travail de nuit et le travail en équipes. Il soutient le chômage économique. Il veut soutenir un protocole d’accord dans l’automobile permettant la possibilité de journées de 10h et de semaines de 48 heures. Et ce gouvernement n’a jamais exigé en échange des engagements des patrons de l’automobile, pour l’emploi, les conditions de travail. Aujourd’hui, au lieu de diviser par-dessus les frontières, l’unité des travailleurs de toutes les usines VW est cruciale.

Et si on produisait moins d’autos ?
Une réduction du temps de travail, la semaine des 32 heures par exemple, ne serait-elle une solution, si VW produisait moins de voitures ? « Ce serait bien, si nous devons pas le financer nous-mêmes. Mais je doute que ça soit suffisant », répond un ouvrier. « Oui, mais seulement si le gouvernement et VW veille à ce que notre salaire reste au même niveau ».

La prépension à 52 ans, plusieurs travailleurs, jeunes et moins jeunes, la voient d’un bon œil. Aussi parce qu’à cet âge-là on est de toute façon presque épuisé. Mais certains posent une question judicieuse : est-ce encore possible, après le Pacte des générations ? Oui, c’est possible, mais même si on peut partir en prépension, il faut rester jusqu’à 58 ans disponible sur le marché de l’emploi. Lisez : accepter tout emploi qu’on vous présente.

Source : PTB - 22-11-2006 - www.solidaire.org


Volkswagen : 12 000 familles à la rue ?

Une répartition des modèles et une redistribution du travail dans tous les sites VW est nécessaire.

La famille Porsche veut licencier à VW-Forest 3700 travailleurs et 500 employés. Avec eux, environ 8000 salariés des usines sous-traitantes verraient également leurs emplois disparaître. Au total, plus de 12 000 familles seraient ainsi jetées à la rue.

Si la décision de la direction de ne plus produire la Golf à Forest est maintenue, cela signifie l’arrêt de mort de VW-Forest. En effet, si la production des 194 000 Golf disparaissait, la colonne vertébrale de l’usine serait brisée.
La quasi-fermeture de VW-Forest est de la responsabilité de la direction et des grands actionnaires de VW. La nouvelle restructuration a été faite sur ordre de la famille Porsche, plus grand actionnaire de VW.

Dans tout le groupe, des dizaines de milliers de familles ont été licenciées alors que ceux qui restent doivent subir un rythme de travail infernal, travailler plus longtemps pour le même salaire et être super-flexibles.

La concurrence entre les différents groupes automobiles pour le même marché mène à des surcapacités. Les conséquences : la fermeture de Renault-Vilvorde, les 3000 licenciements à Ford, la menace sur 1000 emplois à Opel-Anvers et maintenant VW-Forest.

Les grands partis au Nord du pays ont essayé de rejeter la responsabilité de ce drame social sur les syndicats allemands. C’est de l’hypocrisie. En Allemagne, 20 000 emplois ont été aussi supprimés. La solidarité internationale entre travailleurs et syndicats est la seule voie pour garantir le maintien de l’emploi, par la répartition du travail disponible.

« La décision de la direction de VW peut et doit être retirée. Il est nécessaire de répartir les modèles et de redistribuer le travail sur tous les sites de production. C’est possible si le rythme de production est diminué dans tout le groupe VW. Et si le travail est redistribué par la diminution du temps de travail sans perte de salaires. C’est aussi raisonnable quand on sait que VW a fait 1,2 milliard d’euros de bénéfices durant les neuf premiers mois de 2006. On ne peut se plier à cette spirale vers le bas alors que de tels bénéfices sont réalisés. » réagit Raoul Hedebouw, porte-parole du PTB.

Le gouvernement belge a offert des dizaines de millions d’euros à Volkswagen au nom de l’emploi. Entre autres sous formes de diminutions de cotisations patronales et de baisses des taxes sur le travail d’équipe et de nuit. VW a pu profiter de terrains cédés par la STIB pour la création du tout nouveau Automotive Park. Si la direction de VW et la famille Porsche refusent de discuter d’une redistribution du travail, des mesures doivent être prises.

« L’Etat a beaucoup investi dans VW-Forest. Cela ne peut pas être détruit par un groupe privé. Le PTB est d’avis qu’en cas de refus de la direction de VW de revenir sur sa décision, tout l’argent versé et tous les investissements consentis au nom de l’emploi soient intégralement remboursés. Pour utiliser ces moyens pour ce à quoi ils sont destinés : le maintien de l’emploi » conclut Raoul Hedebouw.

Le PTB soutient les actions des travailleurs et des syndicats de VW-Forest et des usines sous-traitantes dans leur détermination à empêcher la fermeture de l’entreprise. Le PTB appelle à une solidarité nationale pour soutenir les travailleurs de Forest dans leur résistance.

Source : Service de presse du Parti du Travail de Belgique - 21-11-2006

 

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