Déclaration
commune des syndicats sur la directive services, dite “ Bolkestein ”
La mobilisation européenne, à l’appel
de la Confédération européenne
des syndicats (CES) notamment lors de l’Euromanifestation
du 19 mars 2005 à Bruxelles qui a regroupé 70
000 manifestants avait conduit le Conseil européen
des 22 et 23 mars 2005 à exiger que cette directive
soit « remise à plat ».
La Commission européenne a transmis le projet
de directive services au Parlement Européen
qui devait en débattre le 25 octobre prochain,
débat reporté en janvier (lire l'article
Le Parlement européen examinera la directive “ services ” en
janvier).
Les organisations syndicales françaises, en
vue de cette échéance importante expriment, à nouveau,
fortement leurs propositions et revendications en ce
domaine.
•
Elles exigent le retrait pur et simple du principe « du
pays d’origine ». En effet, en proposant
de soumettre les prestataires de services issus d’autres États
membres aux seules règles applicables dans leur
pays d’origine, comme cela était initialement
prévu, la directive mettrait en concurrence
les différents systèmes sociaux européens.
Cela ouvrirait la porte au dumping social. C’est
inacceptable !
•
Elles réaffirment la nécessité d’une
directive cadre sur les Services d’intérêt
général (SIG) qui les définisse
en conformité et à partir de la Charte
des droits fondamentaux adoptée à Nice
en décembre 2000. Des services publics de qualité accessibles à tous
sont un élément essentiel de cohésion économique,
sociale et territoriale, partie prenante du modèle
social européen.
•
Elles demandent de réels moyens de contrôle
afin de garantir l’effectivité de la législation
du travail et des accords collectifs, notamment dans
le cadre du détachement international des travailleurs.
Pour peser, dans ce sens, les organisations
syndicales françaises, (CFDT CFTC, CGT et Unsa), membres
de la CES décident, avec celle-ci, d’interpeller
les parlementaires européens et le gouvernement
en vue du débat au Parlement reporté début
janvier.n
source : CFDT
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