Jean-François Copé annonce la vente de
630 millions d’euros d’immeubles de l’État
en 2005 et la poursuite de la modernisation de la politique immobilière
de l ’État
Le Président de la République a souhaité,
lors de ses vœux aux fonctionnaires et agents
de l’État le 6 janvier, que le patrimoine
immobilier de l’État soit transféré au
service France Domaines.
Ce transfert implique la suppression
de l’affectation
gratuite à chaque ministère des immeubles
qu’il occupe et permet d’accompagner
la généralisation des loyers budgétaires.
Ceux-ci ont pour but de responsabiliser les ministères
qui connaîtront ainsi le coût de leur
immobilier. Ils sont actuellement expérimentés
dans trois ministères : Affaires étrangères,
Justice et Minéfi.
Cette décision marque une nouvelle étape
dans la modernisation de la politique immobilière
de l’État. Désormais, le nouveau
service France Domaines assurera pleinement pour
l’État les fonctions de propriétaire.
Il conclura à échéance régulière
des conventions d’occupation avec les ministères,
réexaminera régulièrement l’utilisation
du parc immobilier par les administrations et programmera
les principales décisions de cessions ou d’acquisition.
En 2005, l’identification et l’évaluation
des biens détenus par l’État
ont été achevées : 28 000 immeubles évalués à 33
milliards d’euros. Dans le même temps,
les procédures de cessions ont été allégées.
Ainsi, en 2005,
l’État a cédé 630
millions d’euros d’immeubles (contre
170 millions d’euros en 2004). L’engagement
pris par Jean-François Copé le 16 juin
dernier devant la mission d’évaluation
et de contrôle de l’Assemblée
nationale (600 millions d’euros au moins de
cessions) a été dépassé.
Ces cessions correspondent à plus d’une
centaine d’opérations sur tout le territoire
et concernent tous les ministères. Elles sont
la preuve de la capacité de l’État à céder
des portions importantes de son parc immobilier,
aux meilleures conditions financières (comme
la vente de l’immeuble de la rue du Bac pour
165 M €).
La loi de finances
pour 2006 a par ailleurs créé le
compte d’affectation spéciale « gestion
immobilière de l’État » qui
permet de retracer l’ensemble des cessions
de l’État et d’organiser la répartition
du produit des cessions entre le désendettement
et les ministères. Toute opération
doit présenter un retour sur investissement
d’au moins 15 % automatiquement affecté à la
réduction de la dette.
En 2006, le montant
des cessions sera d’au
minimum 480 millions d’euros, soit plus d’un
milliard d’euros en deux ans. Les ministères
devront, dans le cadre de schémas pluriannuels
de stratégie immobilière, fixer leurs
objectifs immobiliers.
De plus, le droit
domanial sera simplifié,
avec la publication, au printemps, du nouveau code
des domaines de l’État. Le conseil de
surveillance de l’immobilier sera installé en
février prochain. Enfin, le service France
Domaines engagera le recensement et l’évaluation
du patrimoine détenu par les établissements
publics de l’État.
Jean-François Copé a fait de la modernisation
de la politique immobilière un chantier emblématique
de la réforme de l’État : les
fonctionnaires pourront ainsi bénéficier
de locaux plus adaptés, les usagers seront
mieux accueillis et les contribuables verront leurs
impôts mieux utilisés.
source : Minefi
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