Loi de finances 2006 : création d'un barème
sur les véhicules de sociétés incitant à détenir des
véhicules non pulluants et suppression de la vignette
automobile pour les sociétés
Situation
actuelle : Une taxe différentielle
sur les véhicules à moteur
est perçue au profit des départements
et des collectivités territoriales.
Elle est due chaque année avant le 1er décembre à raison
de la plupart des véhicules
d’un poids total autorisé en charge excédant
3,5 tonnes, quel que soit le propriétaire,
ainsi que par certaines personnes morales ayant plus
de trois
véhicules, par période
d’imposition,
d’un poids total autorisé en
charge n’excédant pas 3,5 tonnes.
Les sociétés acquittent également
une taxe annuelle, fixée à 1 130 euros
pour les voitures de moins
de 7 CV et 2 240 euros pour les autres véhicules, à raison
des voitures particulières
immatriculées en France que
ces sociétés possèdent ou utilisent. Situation
nouvelle : Par souci
de simplification administrative et pour inciter les
entreprises à se doter de
véhicules propres, il est proposé de
supprimer la taxe différentielle sur les
véhicules terrestres à moteur et de modifier le tarif
de la taxe sur les véhicules des sociétés.
Cette suppression serait alors compensée par un
relèvement des tarifs de la taxe sur les
véhicules de sociétés, soit :
*
pour les véhicules n’ayant pas fait
l’objet
d’une réception communautaire ( La
réception communautaire est destinée à constater
la conformité du véhicule aux prescriptions
techniques exigées par la loi pour sa mise
en circulation.) ou
immatriculés
avant le 1er janvier 2006 :
- 750 euros pour les
véhicules dont la puissance
fiscale est inférieure ou égale à 4
CV ;
- 1 400 euros pour les véhicules dont
la puissance fiscale est comprise entre 5 et
7 CV ;
- 3 000 euros pour les véhicules dont
la puissance fiscale est comprise entre 8 et
11 CV ;
- 3 600 euros pour les véhicules dont
la puissance fiscale est comprise entre 12
et 16 CV ;
- 4 500 € pour les véhicules dont la puissance
fiscale est supérieure à 16 CV.
* pour les véhicules ayant fait l’objet
d’une réception communautaire et
dont la première mise en circulation intervient à compter
du 1er janvier 2006 :
-
2 euros par gramme de CO2 pour les véhicules émettant
moins de 100 ou 100
grammes de CO2 par kilomètre ;
- 4 euros par gramme de CO2 pour les véhicules émettant
plus de 100 grammes et
moins ou 120 grammes de CO2 par kilomètre
;
- 5 euros par gramme de CO2 pour les véhicules émettant
plus de 120 grammes et
moins ou 140 grammes de CO2 par kilomètre
;
- 10 euros par gramme de CO2 pour les véhicules émettant
plus de 140 grammes et
moins ou 160 grammes de CO2 par kilomètre
;
- 15 euros par gramme de CO2 pour les véhicules émettant
plus de 160 grammes et
moins ou 200 grammes de CO2 par kilomètre
;
- 17 euros par gramme de CO2 pour les véhicules émettant
plus de 200 grammes et
moins ou 250 grammes de CO2 par kilomètre
;
- 19 euros par gramme de CO2 pour les véhicules émettant
plus de 250 grammes de
CO2 par kilomètre.
Afin
de neutraliser la pratique de la location transfrontalière,
le champ d’application de
la taxe sur les véhicules de
société serait également étendu
aux véhicules immatriculés
dans un autre Etat possédés
ou utilisés
par une société ayant son
siège
social ou uné tablissement en France. Les dispositions relatives à la taxe
sur les véhicules
de sociétés s’appliqueraient
aux périodes
d’imposition ouvertes à compter
du 1er octobre 2005 (paiement en octobre
2006). La suppression de la vignette
concernerait
la période
d’imposition s’ouvrant le
1er décembre 2006.
Source : Minefi
|