Immobilier d’entreprise
: les aides publiques peuvent prendre la forme
de subvention
Le 30 mai 2005
Un décret publié dimanche
met en oeuvre l’article 1er de la
loi du 13 août 2004 relative aux libertés
et responsabilités locales, dans le
domaine de l’immobilier d’entreprise.
Ce
texte, qui a reçu un avis favorable
du Comité des finances locales le 1er
mars dernier, précise les taux et les
plafonds applicables en matière d’aides à l’immobilier
d’entreprise, afin de tirer partie de
l’évolution d’une part,
du cadre légal national et d’autre
part, du droit communautaire. Il prend en compte les possibilités
d’intervention offertes par la nouvelle
rédaction de l’article 1 de la
loi relative aux libertés et responsabilités
locales. Auparavant limitées à des
rabais, les aides peuvent ainsi dorénavant
prendre la forme de subventions et peuvent
en outre
ê
tre attribuées de manière indirecte,
par l’intermédiaire d’un
maître d’ouvrage.
Ce décret intègre également
les contraintes nouvelles introduites par le
droit communautaire. En zone PAT industrie,
les taux plafonds sont dégressifs pour
un projet au-delà de 50 millions d’euros.
La notification préalable de l’aide
devient obligatoire pour des montants d’aides
publiques atteignant le plafond applicable
pour un projet de 100 millions d’euros.
En zone PAT tertiaire, les exclusions sectorielles
sont désormais précisées.
Par ailleurs, la sécurité juridique
est renforcée en précisant le
plafond de 100 000 euros sur trois ans.
Enfin, le décret étend, notamment
en terme de taux, les possibilités actuelles
d’intervention, dans le respect des prescriptions
communautaires.
La faculté auparavant limitée à la
rénovation de bâtiments industriels
en vue de leur réutilisation après
rénovation est désormais étendue à tout
type de bâtiments existant. Les taux
plafonds communautaires spécifiques à la
construction automobile sont précisés
et le secteur de la construction navale rejoint
le droit commun. En zone PAT tertiaire, le
décret déplafonne au-delà de
140 000 euros les aides à l’investissement,
dans la limite de 7,5 ou de 15 % des coûts éligibles.
Les grandes entreprises sont autorisées à bénéficier
de la règle « de minimis » dans
la limite de 100 000 euros avec un taux de
10 %. Les aides aux industries agroalimentaires
sont intégrées dans le décret.
Décret n° 2005-584 du 27 mai 2005
relatif aux aides à l’investissement
immobilier et à la location d’immeubles
accordées aux entreprises par les collectivités
territoriales et leurs groupements et modifiant
le code général des collectivités
territoriales (partie réglementaire),
JO du 29 mai 2005.
Source : maire info
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