Le ministère de l’Économie
des finances et de l’industrie crée l’observatoire économique
de l’achat public
Thierry
Breton, ministre de l’Économie, des finances
et de l’industrie, a installé lundi 14 novembre
l’observatoire économique
de l’achat
public
Placé auprès du ministre, l’observatoire
est chargé de rassembler et traiter les données
relatives aux aspects économiques de la commande
publique et de produire, en liaison avec les services
compétents, des analyses économiques.
A cette fin, il réunit les organisations professionnelles,
dont celles représentatives des PME-PMI, les
responsables de la mise en œuvre des politiques économiques,
des représentants de toutes les catégories
d’acheteurs publics (État, collectivités
territoriales, entreprises publiques, économie
mixte, secteur hospitalier, etc.).
« La question de l’accès des PME-PMI à la
commande publique sera prioritairement examinée
par l’observatoire », a indiqué Thierry
Breton. Les acheteurs publics auront ainsi l’obligation
de mesurer et de rendre compte de la part de leurs
achats effectuée auprès de PME et l’observatoire économique
de l’achat public a reçu mission d'établir
un état des lieux des pratiques des acheteurs
en ce domaine, dont les résultats seront rendus
publics.
À l’occasion de cette installation, le
ministre de l’Économie, des finances et
de l’industrie a annoncé une série
de mesures destinées à rééquilibrer
l’accès des PME et des grandes entreprises à la
commande publique, qui seront introduites dans le code
des marchés publics :
– l’allotissement des marchés publics
sera la règle, sauf cas particuliers, ce qui
permettra d’éviter une concentration,
parfois excessive, des commandes.
– des mesures seront prises afin que les jeunes
entreprises ne puissent plus être systématiquement écartées
du seul fait de l’absence de références à de
précédents marchés.
– lors de la sélection des candidatures,
une stricte corrélation sera exigée entre
le niveau des capacités requises, notamment économiques
et financières, et l’objet du marché.
– pour certains marchés publics, un nombre
minimal de PME pourra être fixé parmi
les candidats admis à présenter une offre
ou à négocier. Ceci devrait permettre,
non pas de garantir l’attribution d’un
quota des marchés à ces PME, mais de
leur donner une meilleure chance de pouvoir proposer
des offres dans des procédures dont elles sont
aujourd’hui souvent d’emblée écartées.
Source : Minefi
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