Les centres de coûts
à l’épreuve du Benchmarking
La technique du Benchmarking confronte
les centres de coûts d’une entreprise
à ceux d’entreprises ayant une
activité similaire, afin de déceler
les sources d’optimisation.
Dans leur course aux économies,
les chasseurs de coûts se raccrochent
à n’importe quelle bouée,
alors pourquoi pas au Benchmarking.? Cette technique
venue des Etats-Unis confronte les performances
d'une entreprise ou de l’un de ses départements
à une base de données composée
de cas voisins par leur activité. Cette
analyse n’est pas gratuite et impose un
retour sur investissement rapide. Mas le prix
élevé de cette « psychanalyse
» budgétaire se justifie vis à
vis des directions générales soucieuses
de contenir le seuil de leurs dépenses
et attentive à une autorité de
conseil indépendante.
Benchmarking : Un modèle d’analyse
perfectible
Dans les faits, le Benchmarking emprunte
plusieurs référentiels pour mesurer
l'aspect qualitatif et le coût unitaire
de chacun des centres de dépenses. Le
premier test de performances, porte la confrontation
avec des entreprises du même secteur,
prédisposées à un tel exercice.
Mais la position concurrentielle de ces paires
conditionne la qualité de cette analyse
à la bonne foi des candidats à
ce comparatif amiable. Face à cette frustration,
l’entreprise peut rechercher l'optimum
en opposant les centres de coûts de ses
filiales et autres « business unit ».
Seulement voilà, le caractère
endogène des données mesurées
conduit implicitement à un résultat
réducteur et incertain inhérent
à la consanguinité des sources.
Pour un Benchmarking plus symptomatique
l’entreprise doit s’en remettre
à un conseil intermédiaire disposant
d’une base de référents
suffisamment bien renseignée pour être
pertinente. Cette exigence dépend du
secteur d’activité et du nombre
d’acteurs déjà référencés.
A défaut, la pauvreté des échantillons
de comparaison récoltés se solde
par des conclusions partielles. De même,
l’extension de l’analyse à
des secteurs d’activité connexes
pour étoffer le nombre de référents,
revient souvent à mélanger torchons
et serviettes. Une comparaison aussi grossière
ne peut que déboucher sur une vision
globale des centres de dépenses, inhibant
de fait l’examen des coûts unitaires.
Source : Costkiller.net
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