SODEXHO EUROPE : Il faut des outils
pour le suivi
Le champion de la restauration collective
a connu trois étapes clés dans la gestion de
sa téléphonie mobile, qui représente
2.000 abonnements :
1- une migration des lignes personnelles vers un suivi
d'entreprise
2- un équilibrage entre les deux opérateurs
dominants : Orange et SFR. Les abonnements se répartissent
de façon sensiblement égale entre ces
deux opérateurs
3- une mise à jour de l'état du parc
avec ces opérateurs; l'un des objectifs étant
de procéder à un rapprochement des factures,
en faisant la distinction entre Sodexho Alliance et
Sodexho Groupe, notamment.
«
Nous ne connaissions pas bien les spécificités
de notre parc », explique Michel Duval, responsable
achats chez Sodexho Europe, Par exemple, nous ne connaissions
pas les dates de fin de contrats. Nous sommes organisés
en 18 entités avec 64 comptes. Face à cette
réalité, les opérateurs ne sont
pas toujours bien outillés pour répondre à ces
spécificités des grands comptes: nous
avons commencé par pointer les problèmes
de facturation avec l'aide de Document Store. Des rapports
adaptés ont été élaborés
avec les opérateurs. Car nous connaissons une
grande disparité dans nos modes de consommation
de la téléphonie mobile. Ainsi, il y
a beaucoup d'appels de l'étranger ou vers l'étranger.
Il s'agissait surtout de coûts de roaming (refacturation
entre opérateurs), car le coût des abonnements
eux-mêmes étaient peu élevés.
Mais les forfaits de 3 heures ont vite été dépassés.
Nous avons alors fait des tests avec une filiale comptant
200 lignes -ce qui nous a permis de valider une nouvelle
procédure »
La hotline est, là aussi, à l'étude
pour des prestations élargies. Et la portabilité des
numéros, quelle expérience? «C'est
un abus! », tonne Michel Duval. « Nous
avons eu l'occasion de le tester, s'agissant des numéros
de mobile. On a beaucoup de mal. C'est un abus manifeste!
Les opérateurs ont toujours beau jeu d'exploiter
cette clause des litiges de paiement qui les autorise à bloquer
la transaction. Et ils ne se gênent pas pour
remonter des années en arrière...» Pour
la portabilité, la solution
pourrait être
la signature d'un contrat cadre. «
Nous sommes actuellement en appel d'offres au
niveau européen, pour 5 pays. Avec Orange,
la portabilité prend
une dimension stratégique, et pourrait
concerner 700 lignes. Nous verrons bien.
L'analyse des éléments
de la facture
«
Auparavant, nous payions sans contrôler. Dès
que nous avons eu des rapports un peu détaillés,
nous avons vérifié que les forfaits correspondaient
bien à la réalité et à nos
intérêts » Un exemple: les mini-messages
SMS n'étaient pas forfaitisés, par prévus
: or la moyenne est de 14 par mois.
«
De même, nous voulions détailler tout
ce qui n'était pas abonnement. Ensuite, nous
voulions être certains que les factures allaient
bien au bon utilisateur. Les filiales ne paient pas,
mais il faut pourtant bien identifier leur consommation.
Avec l'aide de Document Store, la facturation a
pu
baisser de 20%. »
Pour le traitement des data, le GPRS
est à l’étude
:
Nous sommes en phase de test des transferts de données
en mode GPRS. De même que les accès Wi-Fi.
Mais là, la sécurité doit être
assurée.
Pourquoi le choix de deux opérateurs?
«
Initialement, nous étions très en faveur
de France Télécom; nous bénéficions
d'une bonne réactivité. Mais nous avons
voulu stimuler la concurrence ! Et aujourd’hui,
nous songeons à introduire un 3ème
opérateur.» La consommation moyenne est très disparate : « Grâce à l'application
Anatole de Document Store, nous avons pu établir
des profils de consommation, en tenant compte des semaines
de 7 jours sur 7 - les communications du week-end étant
tolérées. »
Source : Michel Duval au Club de réflexion et d'études
sur les systèmes de télécommunications
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