L'externalisation
des achats hors production
À
l’origine de l’initiative
- Une réorganisation des activités de
l’entreprise.
- Pas de structure achats existante a priori.
- Une volonté affichée de ne pas alourdir
les structures de l’entreprise.
- Une volumétrie globale intéressante,
supérieure à 150 millions d’euros.
De ce fait, la décision a été prise
naturellement de sous-traiter une bonne partie des
achats du périmètre hors production.
Cette approche pragmatique a été menée
en intégrant les ressources humaines et les
grands clients internes. La mise en œuvre de cette
décision a été très rapide
compte tenu du peu d’acteurs d’envergure
existant sur la marché.
La sélection du prestataire
Le choix s’est porté sur une société qui,
outre des compétences affichées, présentait
l’avantage de faire jouer deux leviers :
- L’expertise : des compétences d’achat
immédiatement disponibles
- La globalisation : l’utilisation de la puissance
d’une centrale d’achat (plus de 1 milliard
d’euros de chiffre d’affaires)
Durée de la sélection
: deux mois (choix direct)
Les critères de sélection
- Professionnalisme dans la fonction
- Apport d’expertise sur des dossiers ciblés
- Souplesse
- Transparence des relations avec le prestataire
- Transparence de l’opération pour les
opérationnels
- Source de gains, compenser
le levier de la maison mère
- Qualité du reporting et facilité du
suivi des opérations
La mise en œuvre
Les étapes de la mise en place opérationnelle
- Sélection des familles concernées (environ
un tiers du périmètre des achats hors
production).
- Transparence des conditions tarifaires.
- Mise en œuvre progressive des familles concernées
selon deux approches : l’utilisation des accords
du prestataire ; l’utilisation des accords du
donneur d’ordre.
Le fonctionnement opérationnel
- Les contrats d'achat lient le donneur d’ordre
et le fournisseur.
- Le règlement des factures est réalisé directement
par le donneur d’ordre.
- La mesure des performances est conduite par le prestataire.
Le retour d’expérience
Après six mois d’activité, les
deux tiers du potentiel achats ont été transférés.
La décision de transférer les familles
vers le prestataire est prise par la structure achats
seule, en fonction des opportunités et des enjeux
(pas de comité d’externalisation).
Familles traitées
- Les immeubles
- Les ressources humaines
- Les télécoms
(en partie)
- Les voyages
- L’énergie
Les clés du succès
Les questions à se poser
- Que gagne-t-on à sous-traiter ?
- Quels gains pourrait-on
générer en
faisant soi-même ?
- Comment être certain de bénéficier
des mêmes conditions entre tous les clients du
prestataire ?
Combien ça coûte
Un coût fixe déterminé selon le
potentiel à traiter et un pourcentage négociable
sur le budget traité.
Ce qu’il faut en retenir
- Nécessité de conserver des compétences
internes pour aider à la définition des
besoins. Toute la valeur ajoutée de l'externalisation
dépend du niveau de la maîtrise de la
fonction en interne et de la mutualisation des volumes.
- L’externalisation de la négociation
ne supprime pas les autres étapes du processus
en interne.
- Ne pas rechercher de gains
immédiats mais
viser une rentabilité sur le long terme.
- Tous les critères opérationnels doivent être
déterminés dès le début
des relations, en particulier le reporting et le suivi
des réalisations.
- Simplicité des relations car basée
sur les seuls objectifs d’économies et
de qualité de service.
- Les gains liés à l’utilisation
de la dimension de centrale d’achat sont probants,
en particulier grâce à son impact auprès
de fournisseurs internationaux.
- Être capable d’accepter les conseils
de son prestataire pour optimiser les économies.
- Le retour sur investissement
s’avère
supérieur à 10 %.
source: Adra (Association des directeurs
et responsables achats) - extrait de La Gazette
n°7
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