La technologie de numérisation
de la voix sur IP (Internet Protocol) se déploie
progressivement au sein de l’administration
Depuis mai 2005, une partie des communications téléphoniques
interministérielles a basculé sur le
réseau IP de l’Etat (SETI [1] ) . Plus
de 31 000 postes étaient concernés par
ce dispositif auquel cinq ministères ont pris
part [2].
Le bilan de ce premier déploiement affiche
une réduction des coûts téléphoniques
par quatre sur les communications interministérielles,
après un délai de retour de neuf mois.
« La prochaine étape sera d’étendre
ce déploiement à toutes les administrations
centrales, en fonction des études d’opportunité » indique
Bertrand Gouillart, chef de projet à l’ADAE. « Suivant
les résultats des projets phares comme celui
du ministère de l’Intérieur [3]
, nous pourrons envisager la transition de la voix
sur IP à la téléphonie sur IP.
Nous n’utiliserons plus l’infrastructure
téléphonique mais le réseau informatique,
passant d’une logique de produit à une
logique de service. »
La voix sur IP constitue un chantier
prioritaire de l’administration électronique en raison
de la réduction des coûts téléphoniques
générée par cette solution. Le
budget consacré par l’Etat à la
téléphonie étant évalué à 260
millions d’euros.
[1] Le service de transport SETI - Service de Transport
haut débit Inter administrations - est un
service de réseau privé, sécurisé,
fiable et évolutif, basé sur le protocole
IP, auquel sont raccordés l’ensemble
des ministères, administrations centrales
et services déconcentrés ainsi que
certaines institutions ou structures proches (Présidence
de la République, Conseil d’Etat, Cours
des comptes, Sénat, Assemblée Nationale),
soit environ 600 000 postes de travail.
[2] Premier ministre (SGG), ministère des affaires étrangères,
ministère des finances, ministère de
la santé, ministère de la jeunesse, des
sports et de la vie associative
[3] Projet CRISTAL : centralisation
sur le réseau
IP des services de téléphonie
Source : ADAE
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