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Pour réduire ses coûts immobiliers, Axa va entreprendre une vaste réorganisation de ses sites en Ile-de-France. Mais ce plan d’économies se heurte à l’hostilité du personnel. Début 2005, le groupe Axa transférera le personnel de l'immeuble de la rue de Vienne (Paris VIIIe), où travaillent actuellement 400 salariés, sur deux sites des Hauts-de-Seine. Plus précisément, 136 salariés sur les 400 concernés doivent rejoindre la tour Axa de La Défense avant de déménager en 2006 dans de nouveaux immeubles à Nanterre. Les deux tiers restants se verront affecter sur le site de Wilson à Puteaux. Le groupe prévoit également de fermer en 2005 son site de Cergy, dans le Val-d'Oise, pour un transfert des salariés à Marly-le-Roi, dans les Yvelines. Il envisage enfin à plus long terme la fermeture de l'immeuble de la rue La Fayette (Paris IXe), où travaillent environ 500 personnes. Améliorer l’organisation du travail La direction d’Axa justifie ces multiples déménagements par une volonté de rationaliser la gestion du travail « en regroupant sur l'immeuble Wilson des équipes aujourd'hui dispersées mais affectées à la même tâche ». Les représentants du personnel ne voient là qu’une manœuvre de plus pour réduire les coûts immobiliers. Selon eux, cet exode de Paris vers la banlieue ouest permettrait au groupe Axa de réaliser une économie de 150 euros par an et par mètre carré. Ramenée à la surface globale de 40 000 mètres carrés des nouveaux immeubles qu’Axa fait construire dans le quartier Seine-Arche-Nanterre, l’économie potentielle est de 6 millions d’euros. Seulement voilà, le personnel ne l’entend pas ainsi, arguant qu’un groupe comme Axa, dont le bénéfice net en 2003 atteint 1 milliard d’euros, n’a nul besoin de faire des économies. Pour protester, les syndicats ont organisé en octobre dernier une manifestation dans la rue, lors de laquelle un représentant de la CGT a déclaré : « Ces économies de frais généraux, nous n'en voulons pas, car elles se feraient bien évidemment aux dépens de nos conditions de vie et de travail. Pour la majorité d'entre nous, ces transferts signifieraient des trajets plus longs, voire, pour ceux qui habitent en banlieue et arrivent à la gare Saint-Lazare, un doublement du temps de transport. D'autre part, chez Axa, les déménagements s'accompagnent depuis des années de pseudo-réorganisations dont nous avons assez, car elles se traduisent systématiquement par une charge de travail accrue. » Prise au dépourvu, la direction d’Axa a tenté de calmer le jeu en expliquant notamment aux salariés du site La Fayette qu'ils n’avaient pas à s’inquiéter avant 2009. Il va lui falloir maintenant déployer un surcroît d’effort de communication pour faire valoir le bon sens économique de ces déménagements. Un travail qui aurait dû être entrepris en amont pour éviter un conflit social collatéral dont le coût reste à estimer. Costkiller.net
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