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Les promesses d'économie des architectures "client léger" Les promoteurs du " client léger " persistent à séduire les PME avec des produits plus matures. Les promesses d´économie subsistent. Cette cure d´amaigrissement des postes de travail engendre néanmoins des coûts cachés. Après un passage à vide,
les architectures de clients légers entament un
retour en force dans les entreprises, à la faveur
de solutions rodées. Rappelons que l´économie
d´échelle constitue le premier moteur de
ce modèle d´architecture. Cette réduction
budgétaire se constate sur le long terme, sur les
charges d´exploitation plus que sur les investissements
informatiques. Elle tient à une centralisation
des applications sur des serveurs, et réduit en
contrepartie le poste client à un rôle de
simple interface utilisateur. Plusieurs solutions d'architectures La topologie existante ainsi que les futures orientations du schéma directeur conditionnent le choix de la solution client-léger à déployer. Un système d´information articulé sur un mainframe (gros système) privilégiera le modèle Web-to-Host, surtout si l´entreprise décide de pérenniser les applications hébergées sur cet hôte. Cette solution repose sur la médiation d´un serveur Web frontal qui convertit les grilles d´écran d´origines (IBM 3270 par exemple) au format HTML. Autrement dit, le client léger émule les applications centralisées sur le site central en empruntant Internet comme réseau distant économique et ouvert. Les acteurs du marché Les systèmes d´information à forte connotation client-serveur de type Microsoft ou Unix opteront pour des solutions client-léger/serveur. Dans l´environnement Windows, les logiciels Terminal Server de Microsoft et MetaFrame de Citrix se partagent aujourd´hui le marché, avec leurs lots d´atouts et d´inconvénients respectifs. Le premier vient en standard avec Windows 2000. Cette gratuité excuse en partie ses nombreuses carences fonctionnelles par rapport au logiciel de Citrix. MetaFrame vient avec une fonction de répartition de charge sur plusieurs serveurs plus efficaces ainsi qu´un protocole de présentation ICA (Independent Computing Architecture) moitié moins gourmand que la procédure RDP (Remote Display Protocol) de Microsoft. De plus, Metaframe se veut compatibles avec les environnements clients tiers tels que Mac ou Unix. D´autres prestataires s´activent sur le terrain Unix, par exemple SCO ou Sun, promoteurs respectifs des produits Tarentella et " Sun Ray 1 ". Quelles soit orientées Windows ou Unix, rien n´empêche ces solutions de client-léger/serveur de cohabiter avec une architecture Web-to-Host au sein du même système d´information. Et rien n´interdit non plus d´adjoindre à ces deux pièces rapportées un îlot applicatif Intranet accessible par un trivial navigateur HTML. Quelle que soit la nature du logiciel client, celui-ci réclame un terminal de travail. Là encore, plusieurs options vont du PC traditionnel reconvertis en client léger, au Network Computer en passant par les terminaux Windows encore appelés WBT (Windows Base Terminal). La migration pleine d'embûches vers les architectures client léger Les terminaux
Windows sont promus par des vendeurs comme IBM ,
mais ils
reviennent aussi cher
qu´un PC classique. Ils reposent sur le logiciel
WBT (Windows Base Terminal) associé ou non à
Windows CE ou Linux. Ces terminaux Windows se distinguent
des Networks Computer, d´ailleurs en perte de vitesse,
qui téléchargent et exécutent des
applets Java. Si elle ne souhaite plus réutiliser
un parc de PC trop obsolètes, l´entreprise
peut donc acquérir des postes clients légers.
Mais la centralisation des ressources implique d´autres
frais, à commencer par un surdimensionnement des
artères télécoms sous peine de risquer
une contention du réseau. A eux seuls les flux
d´impression exigent cette mise à niveau.
En outre, les logiciels client léger ne supportent
pas systématiquement l´ensemble des pilotes
d´impression. Cette tare peut impliquer de changer
le parc d´imprimantes. Attention aux risques d'intrusion Plus généralement, le déploiement d´une architecture client léger oblige à modifier les paramètres d´exploitation des applications existantes. Enfin, cette mutation engendre des failles dans le système d´information, à l´exemple du Web-to-Host qui rend le système central plus vulnérable. Ce risque d´intrusion impose la mise en oeuvre d´une "artillerie" de défense traditionnelle (firewall et serveurs d´authentification forte), et peut aller jusqu´à la construction d´un réseau VPN (Virtual Private Network). Autant d´investissements coûteux, qui obligent à réfléchir à deux fois avant de basculer toute son architecture. Source : costkiller.net
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