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L'e-procurement devient enfin mature Promesse d’une nouvelle économie déchue, l’e-procurement gagne enfin ses propres lettres de noblesse. Cette maturité se constate dans des procédures de mise en œuvre mieux structurées. En matière d’e-procurement le « me too » n’est plus de mise. Au suivisme précipité et anarchique des premiers temps, succèdent des projets mûrement réfléchis avec de vrais objectifs d’économies. La réussite d’un projet d’e-procurement passe aujourd’hui par la rédaction d’un cahier des charges qui implique aussi bien les acheteurs et les prescripteurs que les fournisseurs. Pour gagner l’adhésion de ces différents acteurs, le chef d’un projet d’e-procurement doit faire preuve de pédagogie en expliquant les processus et les enjeux de la future plate-forme pour chacune des parties : réduction du nombre de litiges et du délai de facturation, gains de nouveaux marchés pour les fournisseurs, rationalisation des achats et économies…
L’e-procurement, un engagement partagé Cette information en amont doit s’accompagner de la création d’un pilote sur lequel une population réduite pourra s’exercer. Ramené à un périmètre d’achat restreint à quelques catalogues et fournisseurs, la plate-forme d’e-procurement embryonnaire doit livrer un premier bilan sur les résultats obtenus et les écueils rencontrés. Fort de ces enseignements, le responsable du projet pourra alors étendre la plate-forme à un espace d’achat plus large. Cette extension respectera les critères qualitatifs déterminés lors de la phase d’essai, en particulier lors de la création des catalogues en ligne. Le catalogue, pierre-angulaire d’une plate-forme d’e-procurement Cette exigence s’avère
primordiale, car sans catalogues exhaustifs, dotés
d’une nomenclature de produits familière
aux acheteurs, associés à une interface
d’accès simple et ergonomique, les utilisateurs
risquent de revenir aux us et coutumes d’achat
d’avant. Cela dit, l’agrégation de
sources de données aux formats disparates livrés
par les fournisseurs via des protocoles distincts rend
l’entreprise de généralisation d’une
politique d’achat basée sur l’e-procurment
laborieuse. L’avènement de format standard
tel que XML devrait simplifier cette tâche et
réduire le coût d’intégration
au sein du système d’information existant.
Mené à bon terme, la plate-forme d’e-procurement
promet de rationaliser les processus d’achat par
une formalisation des commandes. Elle doit apporter
plus de visibilité sur les circuits de passation
et les achats sauvages. Evidemment, l’acquisition
d’une solution d’e-procurement impose un
investissement initial de plusieurs millions d’euros
potentiellement restreint aux seules grandes entreprises.
A cela s’ajoute le coût d’intégration
qui dépend du système d’information
hôte et des difficultés d’interfaçage.
Les entreprises aux budgets plus modérés
peuvent néanmoins se replier sur une solution
d’e-procurement en mode ASP. Source : costkiller.net |
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