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Vers une exploitation informatique sans entracte mais avec filets Dans leur exercice de haute voltige, quotidien, les serveurs disposent aujourd’hui de garde-fous pour parer aux pannes incongrues. Au sein de l'environnement de production informatique, le serveur n'a pas le droit à la semaine des trente-cinq heures. Plage d'exploitation étendue, télétravail, vitrine Internet ouverte en permanence... : tous ces traitements ne lui laissent guère de répit. Fort heureusement, bon nombre d'outils se pressent pour soulager ce pivot essentiel du système d'information, à commencer par le trivial onduleur, prêt à prendre le relais lors d'une panne secteur. L'autre soutien, vieux comme l'informatique, consiste à sauvegarder les données du serveur. Hier traitement manuel à base de bandes et de cartouches, cette tâche s'oriente aujourd'hui vers une automatisation intégrale à travers les architectures San (Storage Area Network). Sans négliger cette aide périphérique, le serveur s'est progressivement métamorphosé pour satisfaire des exigences de disponibilité de plus en plus draconiennes, au point d'apparaître comme un mutant doté de plusieurs processeurs et unités de disque. Abondance de disques ne nuit pas
Les cinq modèles d'organisation des données Raid Le modèle Raid de niveau 1 surmonte
cette impasse en autorisant une duplication
intégrale des données sur un
support distinct. Cette copie s'opère
en mode mirroring ou duplexing selon que
la pile de disques emprunte respectivement
un ou deux bus SCSI (Small Computer System
Interface). L'exercice réclame un
nombre de disques pairs, deux au minimum.
Bien que sommaire, il offre la plus grande
tolérance aux pannes. Ces qualités
conviennent aux applications de gestion comme
la comptabilité, la paie et tout autre
traitement susceptible aux temps de réponse.
Malheureusement, ce clonage coûte cher
en espace disque. e modèle Raid de
niveau 2 reprend la technique d'éclatement
du niveau 0 qu'il applique pour chaque bit.
Pour retrouver tous ses petits après
une panne, celui-ci se réfère à des
informations de contrôle ECC (Error
Correction Code) stockées sur des
disques auxiliaires. Cet appendice se montre
quelque peu encombrant. Quitte à accroître
l'overhead, mieux vaut se rabattre sur le
modèle 3, qui ne requiert qu'un seul
disque supplémentaire pour héberger
le code de secours. Ce code est issu du résultat
d'une opération d'exclusion booléenne
(XOR) entre les différents fragments
de données éclatées
sur les disques, complétée
par un contrôle de parité. En
cas de défection d'un des disques,
il suffit d'associer ces renseignements de
contrôle aux données des disques
valides pour rétablir l'état
initial. Si le disque de contrôle de
parité venait à faire défaut
en premier, le contexte de reprise se retrouverait
au niveau 0. Le procédé d'éclatement
du Raid 3 implique le verrouillage de toutes
les ressources à un instant T pour
chaque session. Ce modèle convient
aux applications mono-utilisateurs dotées
de longs enregistrements : production ou
distribution vidéo. Des serveurs doués
d'ubiquité
Source : costkiller.net |
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